Libération de trois otages des FARC en Colombie - La première phase de l'opération de récupération est en branle

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AFP
Édition du samedi 29 et du dimanche 30 décembre 2007

Mots clés : otages, FARC, Hugo Chávez, Gouvernement, Enlèvement, Colombie (Pays)

Le président vénézuélien Hugo Chávez inspectait hier un appareil qui servira à transporter les otages libérables.

Photo: Agence France-Presse

Villavicencio, Colombie -- L'opération visant à récupérer trois prisonniers des FARC a démarré hier en Colombie avec l'arrivée des hélicoptères envoyés depuis le Venezuela dans l'espoir de rapatrier aujourd'hui les otages libérables de la guérilla marxiste.

Les deux hélicoptères MI-17, portant le sigle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ont atterri peu avant 17h à l'aéroport de Villavicencio, placé sous haute surveillance, à 100 kilomètres au sud-est de Bogotá.

Située au pied de la cordillère orientale des Andes, cette localité doit servir de base logistique à la mission internationale, montée par le président vénézuélien Hugo Chávez, auquel les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) se sont engagées à remettre ces otages.

À bord des appareils de construction russe, de couleur blanche et orange, le vice-ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Rodolfo Sanz, ainsi que des délégués du CICR ont été reçus par l'émissaire du gouvernement colombien, le haut-commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo. «Espérons que tout se déroulera avec succès pour le bien des relations entre la Colombie et le Venezuela», a déclaré M. Sanz à son arrivée, précisant qu'il ne pouvait fournir aucun détail.

De son côté, M. Restrepo a souhaité que l'opération débute avec «une grande discrétion» afin de récupérer Clara Rojas, l'assistante de l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, dont la libération a été annoncée il y a dix jours.

L'émissaire colombien avait auparavant assuré que Bogotá n'imposerait pas de délai pour la libération des trois otages, contredisant les propos du secrétaire de la présidence selon lequel l'opération devait s'achever demain soir au plus tard.

L'arrivée des hélicoptères, qui ont décollé de l'aéroport vénézuélien de Santo Domingo, à 500 kilomètres de là, en présence de M. Chávez, constitue la première phase de l'opération.

«La première phase consiste à s'approcher de l'objectif, la deuxième sera [l'opération] de récupération», a expliqué avant leur départ le président Chávez, vêtu d'un uniforme militaire et coiffé d'un béret rouge. «La deuxième phase doit commencer samedi. Espérons pouvoir terminer l'opération» le jour même, a-t-il ajouté.

Dans un deuxième temps, ces mêmes appareils devront ainsi aller chercher les otages au point de rendez-vous fixé par la guérilla.

«Nous attendons de remplir cette mission. Nous pouvons sortir demain [samedi], mais cela dépend de nombreux facteurs, dont le climat», a averti la délégué du CICR en Colombie, Barbara Hintermann.

Actuellement réunie au Venezuela, la délégation internationale, composée d'émissaires de sept pays européens et latino-américains, rejoindra l'aéroport de Villavicencio, à bord d'avions Falcon, après le démarrage de la seconde phase.

Une fois libérés, les otages feront escale à Villavicencio, où les attendront les Falcon pour les transporter au Venezuela. Ils seront ensuite reconduits en Colombie avec les membres de leur famille, qui les attendent depuis jeudi à Caracas.

Le président vénézuélien a averti qu'il n'avait «pas encore reçu les coordonnées du lieu» de rencontre avec les FARC en raison des «mauvaises conditions météorologiques» dans la région.

La mission de récupération n'est pas sans risque, car elle doit se dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla, l'armée régulière et les groupes paramilitaires d'extrême droite, liés au pouvoir.


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