Vos réactions
@ Madame Fernande Trottier ... (version corrigée)
D'abord, laissez-moi vous dire que votre écriture vaut bien et même davantage que celle de nombreux universitaires des cuvées récentes. Bravo. D'ailleurs, ma défunte mère n'avait qu'une troisième année et elle écrivait de manière très articulée et pratiquement sans aucune faute. Comme quoi, quand on est fier de soi, on peut !
Madame Payette est un cas 'intéressant'. Je suis d'avis qu'elle est entrée en politique avec l'idée de faire avancer les choses. Malheureusement, elle s'est vite frappée aux limites du pouvoir au sein d'un parti politique structuré et ...structurant. Solidarité ministérielle, quand tu nous tiens ..., c'est l'impuissance érigée en système. D'ailleurs, elle s'est amendée publiquement dans son livre : « Le pouvoir, connais pas ! ». Par ailleurs , l'épisode des Yvette soutient justement ma thèse à l'effet que, malheureusement, une majorité de 'personnes peu renseignées' peut être facilement dupée par les tactiques électorales peu scrupuleuses. Un peu à l'image du gars qui fait brûler la maison du couple parce qu'un chum de taverne l'a convaincu que sa femme a été 'pas fine' avec lui. Brillant, non ? Quant à moi, honte aux stratèges du camp du non qui ont utilisé cette maladresse de madame Payette pour détourner des femmes probablement de bonne foi à voter 'contre un pays' pour 'punir une des leurs' sur un sujet qui n'avait rien à voir avec la question référendaire. Bien désolant tout ça.
Maintenant : PQ, PLQ, ADQ ou QS ?
Je résumerai ma pensée sur ces quatre partis de la manière suivante : Le PQ, le PLQ et l'ADQ sont manifestement obsédés par le pouvoir et sont devenus, avec le temps, les otages d'organisateurs un peu simplistes qui sont prêts à tous les compromis (ou les bassesses...) pour gagner les élections. D'autre part, QS n'est pas dans la course et ne le sera jamais même si ses dirigeants et ses membres sont convaincus d'avoir la Grande Vérité Unique et Absolue.
Soyons un peu plus explicite sur chacun des trois partis susceptibles de diriger le Québec, dans la conjoncture actuelle.
Le PQ transporte, dans son idéologie dominante, une tendance à la centralisation excessive et au culte de la création de la dépendance chez les personnes. Le maintien d'un État-Providence, quoi. D'ailleurs, ceci est en contradiction totale avec sa position en regard d'Ottawa (La décentralisation des pouvoirs...). Bref, je veux bien construire un nouveau pays du Québec, mais pas un pays formé de citoyens qui attendent tout de l'État, sans avoir à se grouiller le c... ! Ce message est tout aussi vrai pour QS, également.
D'autre part, il y a le PLQ qui, depuis trop d'années déjà, est dirigé par des opportunistes (politiciens de carrière à la Jean Charest) qui n'ont manifestement aucune vision à long terme, aucun sens de l'histoire du peuple du Québec et sont dotés d'une colonne vertébrale à base de gélatine qui plie en fonction des besoins de réélection . Sans compter l'étiquette de 'girouette' qui sied tout aussi bien à son chef accusateur qu'à Mario Dumont lui-même.
Enfin, l'ADQ véhicule des idées populistes dont certaines ont du bon sens. Malheureusement, ce parti fait flèche de tout bois et met dans la même soupe aussi bien les meilleurs ingrédients que les ingrédients les plus 'cheap' ou les plus farfelus. Bien mêlant tout ça pour ne pas dire ...dégoûtant. Sans compter son équipe d'élus qui manque singulièrement d'expérience et de profondeur de réflexion. Bref, C'est l'histoire de l'oeuf et de la poule qui se répète, à l'ADQ.
Pas vraiment jojo, tout ça, direz-vous.
Malgré tout, je pense que les idées que j'ai émises dans mon mémo d'il y a quelques jours constituent une voie d'espoir pour les années qui viennent. Elles pourraient s'appliquer à n'importe quel parti politique, moyennant une peu de bonne foi et de courage. Le hic, c'est que ça ne se fait pas tout seul à moins, qu'un de ces bons jours, une majorité se réveille de sa torpeur et décide de ruer dans les brancards ...
Au plaisir de vous lire de nouveau.
Jean Desjardins
Laval.
