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Un référendum volé, mais ...

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Jean Desjardins
Envoyé Le dimanche 30 décembre 2007 11:00



C'est tout à fait vérifiable que les forces visibles (et plus obscures...) du camp du non ont utilisé des tactiques antidémocratiques et plus déloyales les unes que les autres. So what !

Le problème, c'est que le bon peuple n'ait pas eu la clairvoyance nécessaire pour s'en rendre compte et 'voter' en toute lucidité ainsi qu'avec son libre arbitre. Après tout, ce ne sont pas les tricheurs du camp du non qui ont placé les X sur les bulletins de vote, dans l'isoloir !

C'est peut-être ça 'être né pour un p'tit pain', non ?

Jusqu'à date, le peuple Québécois n'a-t-il pas démontré qu'il n'est pas vraiment un grand peuple? Tant mieux pour le moral des jovialistes qui pensent que ça va finalement pas si mal et qu'on va s'en sortir en continuant dans la même direction, mais ...

Quant à moi, je pense que le Québec ne s'en va nulle part si on ne s'attaque pas vigoureusement à la source du problème. Voici quelques avenues explorables destinées non seulement à une élite mais également à monsieur et madame tout-le-monde, à mon humble avis : une meilleure éducation pour la grande majorité; une lutte sans merci à certaines pratiques débilitantes (radio-poubelle et télévision genre lofteurs et le banquier); reconnaître enfin les vertus de la création et de l'accès à la vraie richesse individuelle et collective; favoriser la prise de conscience de la condition humaine de chaque individu et de leur compréhension du monde environnant; développer la connaissance de l'histoire et la mémoire collective; valoriser l'autonomie des individus et la prise en charge par ces derniers de leur destiné (fini l'État-Providence); remettre en question la lourdeur des institutions tant au niveau politique, que légal , que social.

Et la liste pourrait s'allonger indéfiniment avec le moindrement de créativité et d'imagination. La reconquête de la fierté des Québécois passera par cette voie, j'en suis maintenant convaincu. Après cela, on pourra reparler avec confiance de l'avenir du Québec, avec ou sans le ROC.

Un seul hic. Dans la conjoncture actuelle, qui est en mesure d'assumer un leadership dans cette direction ? Sa contrepartie: monsieur et madame Tartempion sont-ils prêts à laisser leur p'tit pain pour prendre le train de la maturité et de la prospérité ? Pour l'instant, je suis d'avis que ce serait prendre un pari très risqué, car, pour cela, ça prend pas mal de coeur au ventre. Mais, qui sait ?

Jean Desjardins
Laval

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