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Pourquoi séparer ce qui est indissociable
A ce jour, le capitalisme n'est même plus le choix d'un groupe ou de groupes faisant l'apologie de ce rapport capital / travail. Il est un système mondial inlassablement activé dans l'échange et la circulation financière, monétaire et marchande, d'où la nécessité d'instaurer des structures productives non productivistes, c'est-à-dire des coopératives publiques (municipales)favorisées par la présence non exclusives de monnaies locales, qui ensemble feront contre-système.
Écologie et anti-capitalisme sont définitivement indissociable comme capitalisme et productivisme le sont. C'est une réalité incontournable et identifié depuis Marx et ensuite par beaucoup de ceux qui ont marginalisé Marx dans leur appréhension des sociétés actuelles en y intégrant une critique écologiste, comme André Gorz ou Jean Zin.
Je ne suis pas un environnmentaliste, dans la mesure où je considère que c'est l'organisation des rapports que nous entretenons entre nous...humains....qui est la grande malade et que cela affecte chemin faisant notre planète à une échelle qui peut maintenant être apocalyptique.
Le remède n'est pas la recherche dans la mesure où ce qui est sous entendu là c'est la découverte de nouvelles technologies.
Il est précisément de l'aptitude du capitalisme en tant productivisme, de nous disposer à croire que c'est la technologie qui permet de présenter les solutions et que l'avenir sera ainsi radieux. C'est ce que l'on appelle le technodéterminisme. Tout écart à ce crédo basculant dans l'irrationnalisme.
Et pourtant, le seul constat des faits, i.e. des rétroactions naturelles planétaires, déplace l'irrationnalisme à l'intérieur du camp qui le voyait partout ailleurs.
La planète est belle et bien un monde au dimension finie avec des ressources finies et pour laquelle l'espèce humaine est une émergence inattendue et fragile mais envahissante. Rien n'était écrit, de nos usages de la nature comme nos rapports sociaux, mais ils sont notre histoire. L'écologie exige de voir plus loin que nous ne l'avons jamais fait sur les conséquences de nos actes.
La société de consommation, qui soit dit en passant, voit en et fait de nous des débiles mentaux en n'appelant et analysant ce qu'il y a de plus primaire en nous plutôt qu'en favorisant notre intelligence est intenable écologiquement.
Sa mort semble programmée et c'est tant mieux. La fin de l'énergie à bon marché (associable au dépassement du pic pétrolier) favorisera la relocalisation des économies. Ce qui suivra ne sera pas bon marché.
Que voulez-vous, je pense que notre survie en tant qu'espèce est tributaire de la mise en place de structures économiques non productivistes et associationnistes, faisant appel à une intelligence collective à construire et non à des méga-outils contrôlés technocratiquement par une expertise élitiste.
Ce qui ne veut pas dire que certaines technologies n'y ont pas leur place.
Le malheur, c'est que mon commentaire ne vous rendra pas plus curieux. Je ne recevrai qu'un exposé de contre valeurs sans plus de valeurs que celles d'opinions sur le marché des opinions.
Je vous laisse l'adresse des sites web de Jean Zin et Jean- Marc Jancovici au cas où vous aimeriez me contredire sur votre aptitude à la curiosité. En espérant que vous vous y perdiez très longuement.
http://jeanzin.fr/
http://www.manicore.com
http://www.relocalize.net
http://contreinfo.info/
