Vos réactions

La masse critique mensongère du politique tue.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gerry Pagé
Envoyé Le samedi 29 décembre 2007 01:00



Comme il fallait s'y attendre, le pantin ministre pakistanais de l'intérieur, Hamid Nawaz, s'est trouvé un LEE HARVEY OSWALD à timbrer, nommé Baitullah Mehsud. Ce ministre de ce Pakistan sympathique hébergeur d'Al-Quïda et de Ben son Grand Pontife; ce ministre du Pakistan fournisseur des armes assassines et des munitions explosives que requièrent leurs amis talibans afghans; cet acteur de la tragédie pakistanaise associe son bouc émissaire Mehsud, aux tortionnaires et tueurs talibans d'Al Qaïda. En termes on ne peut plus explicites, «il accuse un des siens»... En termes très précis, «il s'accuse»...

L'assassinat de Benazir Bhutto, le plus répugnant des assauts de l'actuelle gestapo pakistanaise, est la navrante exposition d'un des versants les plus sombres d'une montagne créée en totalité par le cumul incessant des échecs états-uniens, au seul chapitre de la «politique étrangère» que le cow-boy de Washington a saisie au lasso, sans avoir jamais pu en différencier l'alpha de l'oméga.

Alors que la stupéfaction est à son comble et compte tenu qu'il fait partie du peloton de tête de ceux et celles qui n'ont de leçons à donner à personne, le robot de la Maison Blanche, George W. Bush, lève le ton et condamne, en manchette, la «nouvelle anecdotique du jour» qui, de un, le gêne et qui, de deux, le court-circuite, en quelque sorte. Il s'agit bien du même George W. Bush qui a initié le retour de Benazir Bhutto au pays de sa terrorisante exécution. Le même George W. Bush qui a dilapidé plus de 10 milliards des piastres des états-uniens, à commanditer Pervez Musharraf, ce général qui a péremptoirement envahi et qui occupe toujours le siège de la gouvernance pakistanaise, ce Chef d'un Pakistan dictatorialisé et terrorisé qui, en 1979, avait conduit le père de Bénazir, Zulfikar Ali, à la potence des occupants militaristes du pouvoir, sous la badine guillotineuse d'un autre général, Mohammed Zia-ul Haq.

Sous la menace fulgurante de la masse critique mensongère du politique émergeant, cette excroissance de la mondialisation de l'extrémisme, il faut à tout prix, que les pakistanais comprennent «immédiatement» que l'expression de leur colère, si légitime et compréhensible soit-elle, les conduira nulle part ailleurs qu'à leur perte. La colère meurtrière et incendiaire du 28 décembre donne au général dictateur que supportent les USA, toutes les armes de sa répression et justifie qu'il ait déjà commandé à ses troupiers de tirer sur tout ce qui bouge, comme «quelqu'un» l'a si précisément fait, en ciblant et criblant la personne qui souhaitait voir la démocratie déloger la dictature. Les 32 premières victimes de cette tuerie à vue du 28 décembre 2007, qui rappelle la folie d'un certain intégriste führer tout aussi théiste que fou, constituent une mémoire vive que les pakistanais ne peuvent ignorer. En tout cas, la colère, le désordre ainsi que la mise à sac et à feu des biens publics et privés ajoutés au sang de leurs compatriotes, n'ont absolument aucun lien, de quelque logique associative que ce soit, avec l'héritage humain, culturel et politique. Ça risque d'être le déni souhaité par la dictature, des volontés devenues prématurément les derniière, de Benazir Bhutto.

Je souhaite que le Créateur du Bien et de la Paix, du Courage et de la Bravoure, prenne tous les pakistanais sous sa garde et qu'Il les escorte à leur terre promise, en 2008.

Gerry Pagé
Ville de Québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com