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Ouille. Ouille, Ouille! (corrigé)

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Claude Guay
Envoyé Le vendredi 28 décembre 2007 16:00



Ouille, Ouille, Ouille, que ça va donc mal icitte! Le Québec, je vous le dis, c'est pire que le Pakistan, que l'Afganistan, que l'Irak, que n'importe quel pays d'Afrique qui peut aligner 20 à 30 leaders vraiment charismatiques là où nous ne pouvons aligner qu'un demi-gérant d'estrade. Nos jeunes n'ont plus de valeurs ni de principes, nos politiciens sont tous des sans-coeur et des voleurs, nos intellectuels sont des tarés et nos concitoyens sont tous des aveugles et des imbéciles. Notre système d'enseignement s'en va chez le dable et notre système de santé est complètement malade et pourri jusqu'au trognon. Le Québec de Duplessis était un asile de liberté de pensée comparé au Québec actuel. Et quel asile de paix était le Québec de la révolution tranquille! Fatima s'était bien trompé: c'est "Pauvre Québec" qu'il fallait dire, pas "Pauvre Canada"!

Allons! allons! Le Québec est d'abord et avant tout un projet qui n'est pas encore réalisé et qui ne se réalisera jamais, car il est vivant, complexe, immense, infini. Ce projet est dans la tête et dans le coeur de tous ses citoyens et non pas dans celui d'un quelconque leader aussi charismatique soit-il. Nous n'avons pas besoin d'un Hitler ou d'un Staline, mais de travailleurs et de travailleuses qui s'attèlent sans honte, en toute simplicité, au Québec d'aujourd'hui pour tâcher humblement d'en faire le Québec de demain.

Qu'est-ce que c'est que ce désespoir, cette honte, ce misérabilisme?

Il n'est pas nécessaire d'être un leader, d'être grand pour avoir des rêves de grandeurs. Chaque être humain, chaque québécois se doit à lui-même de ne tenir compte de sa petitesse que dans l'espoir de la dépasser. Cessez d'avoir honte du Québec d'aujourd'hui: Il est normal de ne pas en être satisfait comme nos petits-enfants ne seront pas satisfaits du Québec qu'ils hériteront de nous, quoi que nous ayons fait. Il n'est pas normal de ne pas voir qu'il y a des possibles, toujours et encore des possibles et que c'est notre devoir, notre droit à nous de tenter de les réaliser.

Et ne faisons pas l'erreur de croire qu'il y a une solution, une seule façon de faire le Québec de demain: il y en a cent, il y en a mille et chacune de ces façons de faire vaut peine d'être regardée, d'être tentée. La meilleure solution n'existe pas encore et n'existera sans doute jamais et c'est tant mieux. Les solutions finales vont toutes au cimetière. Vive le vie et ses problèmes jamais résolus, toujours recommencés.

Bonne et heureuse année 2008!

Claude Guay.

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