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Quand on manque le train ...
Allons plutôt voir du côté du bon, du vrai peuple. Monsieur et madame tout-le-monde, quoi. C'est aussi là que se trouve l'avenir prévisible du Québec, à mon avis.
Voyons voir: Des cotes d'écoute records pour 'le banquier', 'les lofteurs' et autres insignifiances. Des gérants d'estrade à la pelleté en politique, en sport, etc. Une proportion déconcertante de la population qui est ni plus ni moins analphabète. Une presque majorité qui n'a même pas les revenus suffisants pour payer de l'impôt. Une complaisance crasse du bon peuple à se laisser berner à répétition par ses dirigeants. Une allergie naturelle à tout ce qui s'appelle changement ou développement. Des abuseurs notoires qui se rient du système avec la bénédiction (le silence ou la peur)de monsieur et madame Tartampion. Une incapacité chronique à se prendre en main et à s'assumer tant au plan individuel qu'au plan collectif. Et la liste pourrait s'allonger ad nauseam ...
Ça ressemble de plus en plus à cela le Québec (profond ou pas...) d'aujourd'hui et de demain. Contrairement à ce que monsieur Lévesque avait dit, le 15 novembre 1976, je crois qu'on peut maintenant conclure que « Le peuple du Québec n'est peut-être pas quelque chose comme un grand peuple... » Bref, les Québécois ont glissé joyeusement sur la pente de la décadence et de l'abandon définitif de ce qui aurait pu être une belle aventure, au fil des ans. C'est bien désolant, tout ça, mais madame Payette vise juste.
Quand on manque le train pour s'accrocher à son p'tit pain ... On a ce qu'on mérite ! Heureusement qu'il y a pire ailleurs. Ça console diraient certains. Aie. Aie. Aie.
Jean Desjardins
