Vos réactions

Les commandes ne répondent pas!

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre François Gagnon
Envoyé Le vendredi 28 décembre 2007 12:00



On s'imagine à tort qu'il suffit de signer unanimement des accords magiques à la Kyoto, paradoxalement beaucoup trop limités, pour nous bombarder aux commandes du climat terrestre, alors que nous devons vivre avec les conséquences de choix de développement qui se sont imposés par la force des choses il y a trois cents ans.

C'est absurde. Seules des actions locales immédiates, concrètes et tangibles, mesurables à court et moyen terme, musclées s'il le faut, menées dans tous les environnements à notre portée, entre autres sur la qualité de l'air et de l'eau, pourraient faire toute la différence en s'entre-multipliant à l'échelle planétaire, si elles étaient systématiquement organisées par un véritable gouvernement mondial. Malgré tout, rien ne nous empêche de nettoyer chacun le pas de notre porte!

Bien entendu, la Révolution industrielle capitaliste nous a mené dans un cul-de-sac historique à tout point de vue, une catastrophe humanitaire globale dont le réchauffement accéléré nous fournit la preuve irréfutable. Seulement voilà, pouvions-nous le prévoir et en faire l'économie? Non. Parce que tout le monde rêve de jouir du luxe inouïe d'avoir tout le temps à soi de vivre tranquille. Or, l'argent, c'est tout compte fait, de la liberté gagnée aux dépens d'autrui.

Il ne reste plus qu'à réviser les fondements mêmes de la Civilisation humaine, sa finalité ultime, dont toutes les tentatives se sont effondrées tour à tour, car viciées à la base. Nos efforts d'édification universelle ne peuvent plus désormais se développer dans le vase clos de langues et de cultures qui ne sont plus que "régionales" sur le plan de la sphère terrestre.

Pendant ce temps-là, nous continuons d'élire des gouvernements locaux qui prêchent la désocialisation de l'économie!

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com