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Qui a dit que c'était propre
Le problème avec toutes ces solutions technologiques, que je ne rejettent pas d'emblée compte tenu de l'urgence, est qu'elles laissent en place la société de consommation, l'industrialisme forcené, les structures de production productivistes toujours en quête de croissance. Qu'elles permettent à ce train fou de s'enfoncer plus avant, de maintenir cette immense pathologie sociale qu'est l'idéologie capitaliste de la croissance.
De continuer le repli de chacun sur le projet de son chez soi en ayant pour tout idéal, un idéal de confort dont on creuse sans cesse la métaphore.
L'écologie n'est-elle pas en premier le retour de la question des limites et de l'auto-limitation inséré dans le projet collectif, dans l'intelligence collective, dans l'action collective au-delà de l'activité productive, dans une citoyenneté active soutenue par des institutions civiles et politiques adéquates.
Nous y arriverons seulement si nous remettons en question le mariage encore quasi sans faille de la science et de l'industrie en faveur de sciences de l'être-ensemble. En finir avec un avenir massivement technodéterminé nécessitant la mise en place de méga-outils.
