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Peut-on continuer à dormir sur des points d'interrogation?

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Claude Collin (cl.001collin@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 28 décembre 2007 09:00



Les sans abri
(ou, peut-on bien dormir sur un point d'interrogation ?)


La description que vous faites des rencontres de la roulotte du Père Pops avec les sans abri m'a beaucoup touché.
Quand j'étais jeune (il y a de cela bien des années !), on nous parlait des gens qui, dans New Delhi par exemple, couchaient sur les trottoirs , dans les entrées de magasins, même dans les rues, parce qu'ils n'avaient pas d'autre lieu pour dormir. On était alors scandalisé, tout en ne comprenant rien de ce qui se passait réellement. Mais c'était loin de nous. On ne prenait pas le temps de chercher des explications.
Aujourd'hui, alors que le phénomène envahit les grandes villes d'Europe et d'Amérique, pouvons-nous vraiment éviter de nous interroger sur ses causes? Comment expliquer ce phénomène mondialisé ? Quel rapport a-t-il avec la mondialisation économique qui s'installe sur la planète depuis les années '80 ? Y aurait-il un lien avec notre conception de l'économie ? Et peut-être avec notre conception de l'homme ?
Pouvons-nous continuer à dormir sur ces points d'interrogation ? Aurions-nous le courage de faire une enquête publique sur ce phénomène ?

Claude Collin

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