L'enjeu principal en Iowa - Détrôner Hillary et tester Huckabee

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du vendredi 28 décembre 2007

Mots clés : démocrates, Mike Huckabee, Hillary Clinton, Parti politique, Élection, États-Unis (pays)

Hillary Clinton faisait campagne hier à Pella, dans l'État de l'Iowa.

Photo: Agence Reuters

Des Moines -- À une semaine du premier scrutin de la campagne américaine, les présidentiables durcissent le ton, avec pour enjeu la remise en question du statut de favorite de Hillary Clinton chez les démocrates et, pour les républicains, la mise à l'épreuve du phénomène Mike Huckabee.

Les plus récents sondages montrent que l'ex-première dame Hillary Clinton semble avoir enrayé sa chute en Iowa, le premier État à se prononcer, le 3 janvier, dans les courses à l'investiture pour la présidentielle de 2008: un sondage de l'institut American Research Group (ARG) la place même 15 points devant son rival perçu comme le plus menaçant, le jeune sénateur de l'Illinois Barack Obama (34 % d'intentions de vote contre 19 %). Mais M. Obama redouble de vigueur dans ses attaques, éreintant Mme Clinton sans jamais la nommer.

«Je ne me suis pas lancé dans la campagne présidentielle pour assouvir une ambition ancienne, ou parce que c'était d'une certaine façon mon dû», a-t-il lancé à Des Moines, capitale de l'Iowa.

«Le vrai pari risqué dans cette élection, c'est de jouer le même jeu "washingtonien", avec les mêmes joueurs, et d'espérer un résultat différent -- c'est un risque que nous ne pouvons pas prendre», a encore lancé M. Obama, dans une référence transparente à l'«expérience» dont se targue Mme Clinton, première dame pendant huit ans, puis sénatrice depuis sept ans. L'entourage de Clinton fait valoir que voter Obama reviendrait à jouer aux dés.

Le discours de M. Obama était d'autant plus vigoureux qu'il entend rester la meilleure solution de rechange à Hillary Clinton, alors que, plus discrètement, le troisième homme de la course, l'ex-candidat à la vice-présidence John Edwards, le menace de plus en plus.

Dans le sondage ARG, M. Edwards devance M. Obama avec 20 % des intentions de vote. Hier, cet avocat des petits contre les nantis s'est lancé dans une tournée de huit jours en autobus en Iowa, tandis que son équipe diffusait deux nouveaux vidéoclips pour marquer sa différence: oui au «changement», pour se démarquer de Mme Clinton, mais allant au-delà des «bonnes intentions» pour se différencier de la politique de «l'espoir» prônée par M. Obama.

«Voilà quel est le choix: garder les choses telles qu'elles sont avec la classe moyenne prise à la gorge, ou dire la vérité: que le "statu quo" et les bonnes intentions ne suffisent pas», déclame M. Edwards.

Les républicains

Côté républicain, l'enjeu du scrutin du 3 janvier se résume à une question: l'ex-gouverneur baptiste de l'Arkansas Mike Huckabee va-t-il confirmer dans les assemblées électorales sa récente et spectaculaire percée dans les sondages?

Le sondage d'ARG a resserré de manière frappante l'écart entre M. Huckabee et l'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney (23 % contre 21 %), alors qu'il y a deux semaines ce brillant homme d'affaires mormon semblait promis à une défaite sans appel.

C'est comme si les attaques sans relâche de M. Romney, et d'une partie de la presse, finissaient par briser l'élan du pasteur baptiste, dont les convictions évangéliques et la répartie rapide ont fait mouche dans l'électorat républicain de l'Iowa.

Mercredi, lors d'une partie de chasse en compagnie de journalistes, M. Huckabee s'était présenté comme le candidat de l'authenticité et de la crédibilité.

M. Romney, lui, a choisi de passer sa journée d'hier loin de l'Iowa, dans le New Hampshire, qui votera le 8 janvier: autrefois dominant dans cet État proche de son fief bostonien, il y est désormais de plus en plus menacé par l'influent sénateur John McCain.

Collectionnant les soutiens d'éditorialistes locaux, M. McCain, dont la campagne plombée par la guerre en Irak avait semblé moribonde à l'été, a en effet amorcé une spectaculaire remontée qui lui permet de talonner M. Romney


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com