Quelque 135 000 pêcheurs amateurs étaient attendus dès hier à l'une des plus grandes traditions hivernales québécoises: la pêche aux petits poissons des chenaux qui durera jusqu'à la mi-février à Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie.
Le temps froid qui a sévi récemment a favorisé la formation d'une épaisse couche de glace sur la rivière Sainte-Anne. Quelque 300 cabanes de pêche sont installées pour le début de la pêche. L'année dernière, le temps très doux avait grandement nui à la pêche. Peu de cabanes avaient pu être installées en décembre et on avait dû les retirer après le jour de l'An, pour environ deux semaines, en raison de l'amincissement de la glace. Les retombées économiques de cette pêche pour la Mauricie sont évaluées à entre 3,5 et quatre millions $. Environ la moitié des pêcheurs proviennent habituellement de la région de Montréal.