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Merde, d'un coup, je ne me sentais plus québécoise!

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Francine COUSTEAU SERDONGS (serdongs@cgocable.ca)
Envoyé Le lundi 24 décembre 2007 11:00



Mon seul souvenir du pâté chinois me remonte du temps du pensionnat: justement, un ensemble trois couleurs, "éffoiré" dans mon assiette, que je devais absolument manger en me pinçant le nez, sinon, rien. La seule chose qui avait un peu de goût: un ketchup "pensionnat" plutôt liquide, dont j'arrosais abondamment ma pâtée.
Mon père belge était fin gourmet et cuisinait à l'européenne. Ce sont ses plats et quelques autres de ses femmes, dégustés avec jouissance, que je fais miens et auxquels je m'identifie aujourd'hui.
Comme quoi, c'est beaucoup plus le plaisir partagé dans la bonne humeur qui fait le goût que le plat lui-même.
Je réclame quand même l'identité culturelle québécoise, étant née, ayant vécu et participant encore à notre belle société québécoise.

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