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Tendancieusement nécrophage!

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Gerry Pagé
Envoyé Le lundi 24 décembre 2007 02:00



L'homme qui descend sa mère aux enfers, est un dépravé, un dénaturé. La femme qui descend son père, serait une courageuse et une brave, parce qu'elle se nomme Denise Bombardier? Non! Celle-là ne franchira pas la rampe! D'où peut venir autant de fiel, autant de haine si hideusement cultivée, si abominablement galvaudée et crachée à la mémoire d'un parent, si imparfait fut-il. C'est répugnant de constater à quel point vous prenez cet indécent plaisir revanchard à traîner dans les vomissures que provoquent les souvenirs des Noëls de votre enfance, un être qui n'est plus là pour se défendre. Votre propos est inqualifiable. À ce temps-ci de l'année, il est pitoyablement nauséeux.

Au cours de ma vie professionnelle, j'ai connu, admiré et valorisé nombre de jeunes ados qui, sans mot dire, sans maudire qui que ce soit, ni vomire sur qui que ce soit, allaient courageusement et noblement visiter et réconforter un père en prison ou qui allaient, de la même façon, chercher aux abords d'un bordel, une mère toxico travailleuse du sexe. Ni pisse-vinaigre, ni juges, ni haineux, ni sentencieux, ces enfants pratiquaient l'amour inconditionnel, celui qui convoque et qui attire tous les respects. Ils connaissaient tous les attributs du verbe AIMER, ce verbe qui ennoblit. Ce VERBE que vous semblez tout à fait incapable de conjuguer, à quelque temps que ce soit.

Si, comme vous le dites, sans que vous sembliez le comprendre, toutefois: « Noël, c'est l'histoire d'une naissance qui a changé le monde», votre propos semble prouver que votre propre naissance ainsi que les réminiscences de votre enfance n'ont rien changé de votre «bien misérable petit monde». Si vous n'avez pas choisi votre père, dame de toutes les tristesses, sachez que lui non plus, de son côté, n'a choisi le produit de ses copulations! Il partage, à plein titre, cette malchance maudite dont vous faites état et que vous vous évertuez à nous dire que vous êtes la seule victime.

Je ne serais pas surpris le moindrement, d'apprendre que vous ayez été la confidente d'une mère malheureuse dont vous vous croyez naturellement génétiquement mandatée, à l'effet de régler ses comptes et décomptes, en même temps que les vôtres. Par ailleurs et à moins que je ne me trompe, la diffamation ne tient pas du fait que la cible de vos cribles soit vivante ou morte. Un post mortem, à cet effet, pourrait possiblement vous clouer le bec. En somme, votre éloge funeste est en tout point comparable au dégoûtant torchon que Pierre Falardeau a lancé à la mémoire de Claude Ryan.

Vous vous êtes commise dans les labyrinthes de la bassesse et c'est la victime de vos griffes vengeresses, votre père, qui s'en sort grandi. Si maigre soit-il, ç'aura été le seul avantage de vos morbides lamentations. À défaut d'avoir pu faire un deuil humain, un deuil intelligemment programmé de votre père, je vous souhaite d'enterrer, le plus profondément qu'il vous soit possible de le faire, vos haines et vos ressentiments nécrophages dont le lectorat du Devoir.com se serait passé, bien volontiers, en cette période de renaissance, de reconnaissance et de réjouissances.


Gerry Pagé
Ville de Québec

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