Vos réactions

Harper y perdra-t-il les plumes politiques qui lui restent!

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gerry Pagé
Envoyé Le samedi 22 décembre 2007 11:00



Par contre, s'il joint les rangs des riches aristocrates et des omnipotents magnats et pachas de l'underground des loggias de la Big Blue Machine (BBM), il se remplumera bien vite. Nonobstant ce côté-bluff de la «GAME POLITIQUE» en cours, il est important de se rappeler que David Johnston et Brian Mulroney sont des intimes depuis les quelques 25 dernières années. Ils ont fréquenté et fréquentent encore les niches des élites de l'omnipotente aristocratie montréalaise et torontoise, y côtoyant les Yves Fortier, Alan B. Gold, les Goodman, Phillips et Vineberg, les Pierre Bienvenu, Jay A. Lefton et al, ce dernier étant très actif au sein du milieu universitaire et d'organismes à but non lucratif «ontariens». Sans oublier que le Maître conseiller de Stephen Harper, David Johnston, dans l'Affaire Mulroney versus Schreiber, est nul autre que l'actuel président de l'Université de Waterloo, dans cette «Ontario qui abrite Ottawa». Si on ne manquait pas d'espace et qu'on ajoutait à la très brève liste qui précède, celle des puissants magistrats et fidèles inconditionnels du phénomène Mulroney, essayons, dans un seul but d'économie de mots et d'argent, d'imaginer, dès aujourd'hui et sans le moindre préjudice, l'OUTPUT de cette Affaire AIRBUS/SCHREIBER, phase 2 !

Pour s'assurer que rien ne se crée et que, surtout, rien ne se perde, dans cette naufrageuse Affaire de grosses piastres lessivées et livrées dans des sacs bruns, impliquant, au premier chef, le RIGHT HONORABLE et très Bleu Brian Mulroney (Big Blue Machine / Bleu Brian Mulroney), ne fallait-il pas s'attendre à ce que le non moins bleu Stephen Harper choisisse un notable sans reproche qui aura eu le temps d'écouter les enregistrements du Comité de l'éthique de la Chambre des communes; qui aura eu le temps de lire et de relire des milliers de pages de documents (qui n'auraient pas été détruites); qui aura eu le temps d'entendre de nombreux «acteurs» et témoins de ce ténébreux épisode que l'on croyait classé à tout jamais, depuis le règlement-cadeau et bon-enfant de plus de 2 Millions $ que Mulroney a empoché, suite aux prétentions de diffamations qui l'auraient éclaboussé, dans l'Affaire Airbus/Schreiber, phase 1; qui aura eu le temps de retourner tous les appels de ses collègues et amis Disciples de Thémis; qui aura eu le temps de tout entendre, de tout analyser, de tout synthétiser en plus de fêter Noël, avant de formuler ses recommandations au P.M., à la date prévue du 10 janvier 2008? Un Méga Père Noël qui va surprendre et confondre tous les septiques?

Stephen Harper a-t-il bien pesé ses mots, quand il a avoué : «C'est difficile pour notre gouvernement d'être objectif sur cette question, parce que je connais bien M. Mulroney.» Ne réalise-t-il donc pas le malaise généralisé que provoque son choix de David Johnston qui connaît très très bien le même Brian Mulroney, depuis plus de 25 ans ? Ça ressemble à un véritable Sommet de Vaudeville et de Grosse Farce Bouffonne qui prennent l'affiche, au Grand Théâtre du Très Bas Canada, au plus bas de ses 140 ans de fédération.

À ce train d'enfer, l'HONORABILITÉ, la RESPECTABILITÉ et la CRÉDIBILITÉ de nos GOUVERNANTS et l'INTÉGRITÉ des INSTITUTIONS qui les abritent, vont définitivement finir par passer aux tordeurs de «l'immunité crasse» et de «l'impunité crasse». Ce MÉPRIS sans précédent est en voie de systématiser et d'institutionnaliser la MÉPRISE, ce bouclier de tous les fourvoiements, des errements et des égarements pour lesquels il suffit à ces ITINÉRANTS DE GRAND LUXE et CHENAPANS DE GRAND CHEMIN, de s'excuser, d'en rigoler leur saoul et de poursuivre leurs ambitions carriéristes.

Gerry Pagé
Ville de Québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com