On semble oublier qu'au Québec, l'expression "chomeur instruit" ne date pas d'hier. Ceux et celles qui ont terminé leurs études universitaires dans les années 80 se souviennent bien de la grande difficulté qu'ont eu de nombreux diplomés à se trouver un emploi dans leur domaine de spécialisation. Oui, il y a un problème avec la reconnaissance des diplômes étrangers dans certains domaines. Par contre, il ne faudrait pas verser dans l'excès contraire et donner, par exemple, le droit de pratique en médecine à des gens qui n'ont pas réussi les mêmes examens nationaux auxquels nos étudiants formés ici doivent se soumettre. Le cas de l'agronome est intéressant, mais il faut voir que l'agriculture pratiquée au Maghreb n'a rien à voir avec ce qu'on connait au Canada. C'est comme si on permettait à un avocat formé en Égypte de pratiquer ici sans aucune connaissance de nos codes de lois.