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Dire n'importe quoi... (je ne peux laisser passer...)

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André Doré (andre_dore@yahoo.com)
Envoyé Le vendredi 21 décembre 2007 16:00



Avez-vous lu l'expérience de la docteure Viorika Tozlovanu-Paskal, sur le site suggéré par M. Jacques Noël?
http://www.cmq.org/DocumentLibrary/UploadedContents/
CmsDocuments/Dossier-bulletin-05hiver-rencontre.pdf

La docteure, diplômée à l'étranger, raconte qu'elle a d'abord été "admise" à passer les examens... Ceci signifie que son dossier académique a été jugé valable pour lui permettre de se confronter aux exigences des tests du Collège des Médecins... Puis... elle a échoué au test pratique... mais elle a poursuivi et réussi l'examen de reprise...

Elle dit plus loin: "Puis s'ensuit la résidence." Et on lit dans l'article: "Certains médecins formés à l'étranger considèrent comme superflue cette étape imposée; le Dr Tozlovanu-Paskal n'est pas de ceux-là."

(N'oublions pas ici que nous sommes sur le site du Collège des Médecins du Québec (CMQ)...!!!)

Ce que le texte ne dit pas, c'est que la très grande majorité des médecins diplômés à l'étranger reconnaissent, au contraire, tout comme la docteure Tozlovanu-Paskal, la légitimité et la pertinence des exigences du Québec ou de tout autre pays d'accueil pour l'admission à l'exercice, de même que l'utilité de stages pratiques. Ce que les médecins d'ailleurs ne comprennent pas, par contre, c'est qu'après s'être conformés à toutes les exigences, on leur refuse tout de même l'accès à la résidence, comme en ont fait foi les nombreuses places laissées vacantes dans les facultés de médecine du Québec malgré les évaluations du Collège des Médecins. La docteure Tozlovanu-Paskal parle cependant, remarquez-le bien, et surtout, de la différence entre la façon de procéder ici en comparaison de la façon de pratiquer la médecine dans le pays d'origine. Ceci n'a rien à voir avec les connaissances médicales: ces notions ou cette façon de faire, c'est de la technique...!!! Pourquoi devrait-on se priver de l'intelligence et des connaissances médicales de ces médecins parce qu'il ne savent pas tout à fait bien comment remplir les fonctions administratives, qui, de l'avis-même de l'un des collègues de la docteure est "... une bureaucratie bien plus lourde qu'en pays communiste" ? Et la docteure termine en riant...!!! (Voyez le texte...!!!) Mais il n'y a pas de quoi rire...!!! Croyez-moi...!!!

Vous remarquerez que tout au long de l'article, la docteure citée en exemple parle de "spécificité québécoise"... elle parle de relation "médecin-patient"... non pas de connaissances et d'expertise... Il faut savoir lire entre les lignes... Mais... selon toute évidence, tout le monde n'est pas capable de cet exercice... n'est-ce pas?

Comme épidémiologiste... je sais plus que tout autre qu'on peut faire dire bien des choses aux statistiques... surtout entre les mains d'amateurs...

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