Tous ces immigrants francophones ou fraîchement francisés (j'enseigne en francisation) et enthousiastes de pouvoir vivre et fonctionner en Amérique du Nord en français et qui se butent à des portes closes qui refusent obstinément de s'ouvrir à eux. Certains se résignent à refaire leurs études (quel courage et quelle détermination !) ou à occuper des postes bien en deçà de leurs capacités (quelle humiliation !), mais beaucoup aussi, amèrement déçus et aigris, finissent par plier bagage et vont grossir les rangs du Canada anglophone, non par conviction mais par nécessité. C'est ainsi que le Québec a perdu 12 000 de ses nouveaux arrivants au détriment des autres provinces du Canada en 2006 ! Et pendant ce temps, le poids démographique relatif du Québec à l'intérieur de la confédération canadienne ne cesse de diminuer. Réveillez-vous bande de caves !