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Parlez-nous de d'autres choses !
Pourquoi ne pas dire que les stations de ski feront des profits immenses, surtout avec la période des fêtes qui arrive. Que les stations de ski de fonds, stations de plein air regorgeront de jeunes et de moins jeunes qui amoureux de la neige s'amuseront ! Nous sommes des millions au Québec en tant qu'adeptes de l'hiver. Qui ose parler dans les médias de notre joie de goûter l'hiver ???? Quoi de mieux également qu'une bonne saison hivernale pour revigorer des économies régionales ? Nous aurons aussi droit cette année à un Noël blanc. Qui s'en plaindra ?
En pleine Commission-Bouchard Taylor où l'on ne cesse de nous rabattre les oreilles avec l'intégration des immigrants. Peut être que si l'on nous présentait des reportages où les gens s'amusent et où les gens sont capables de surmonter les difficultés de l'hiver (tiens en prenant le transport en commun par exemple), les immigrants apprécieraient davantage la beauté et les bienfaits d'un hiver bien blanc ?
Les Québécois aussi auraient intérêt à «s'intégrer» à l'hiver ! Tiens pourquoi ne pas contrer plusieurs maux en organisant davantage de sorties à l'extérieur et en encourageant la pratique de sport d'hiver dans nos écoles ? Dès leur plus jeune âge les enfants apprendraient ainsi à s'amuser l'hiver et seraient plus actifs. Qui sait peut être qu'ils deviendraient des adultes aimants de la neige ?
Ne serait-il pas plus pertinent de questionner notre désir en tant que société de fonctionner à plein régime dans un pareil climat ? Vous soulignez le problème dans votre article, le deneigement coûte cher à la société, mais il n'y a pas que lui. Imaginez le gaspillage d'énergie à chauffer de grands édifices vides le soir à -10, imaginez les coûts de déglaçage des lignes électriques, les sorties de deneigeuses en pleine nuit nécessitant le réveil d'employés payés deux fois et demi l'heure grâce à leur sacro sainte convention...Je ne suis pas la première à me pencher sur les coûts engendrés par notre désir en tant que société de fonctionner comme si il n'y avait pas d'hiver.
Ceci dit, je ne suis pas là non plus pour critiquer les conventions syndicales et ni pour juger du travail des syndicats, je suis là pour critiquer les médias et leur contribution à la paranoïa collective face à l'hiver...Faites votre travail, INFORMEZ-nous.
