Comment faire une nation avec un manque de main-d'oeuvre et de richesse? Si le Québec va vers un appauvrissement, comment garantir une vie nationale sans en avoir les moyens? Que de questions. Peut-être que la commission Bouchard-Taylor a été bienvenue dans le sens qu'elle a eu la chance de commencer à apprendre comment faire pour accueillir les futurs immigrants nécessaires à la survie du Québec. Parce que c'est bien une question de survie économique dont il s'agit. Il semble que le PQ comme le Parti démocratique se devront d'être lucides et de changer de point de vue comme de discours. Dans le futur, le « nous » monolithique de J-F Lisée devra s'effriter pour accueillir « l'autre » et ce, par nécessité de survie. Car s'il n'y a pas survie, le Québec en perdra et sa culture et sa langue. Mario Dumont lui est « out » totalement. Il veut arrêter l'immigration ou la freiner, ce qui revient au même. La lucidité n'est pas à l'ordre du jour. Le Québec est perdant s'il ne fait pas une politique d'immigration accueillante. Ce n'est pas le programme de francisation qui y aidera. Loin de là. Maintenant il s'agit à la lumière de ces données de penser le discours politique actuel.