Vos réactions

Juge et partie

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre Rousseau
Envoyé Le mercredi 19 décembre 2007 11:00



Le gouvernement colombien considère la guérilla des FARC comme une question intérieure, question de criminalité et de terrorisme, qui doit se régler entre colombiens. Or, il semble évident pour un profane que le conflit qui sévit dans ce pays implique d'une part une guérilla, les FARC, qui a son propre projet politique pour le pays et, d'autre part, le gouvernement de Colombie, qui a un projet politique complètement différent, voire à l'opposé. Les années ont prouvé que la négociation « directe » entre les parties ne fonctionne pas et qu'ils ont respectivement recours à la guerre et à la violence pour tenter de venir à bout de l'autre partie. Uribe est donc juge et partie à ce conflit.

Les parties ont donc besoin d'une médiation par une (ou plusieurs) tierce partie qui a l'oreille des deux camps. Par contre, une médiation va normalement mener les parties vers un compromis pour qu'il n'y ait ni gagnants ni perdants mais, au contraire, pour que toutes les parties et le pays en sortent gagnants. Étant donné l'attitude du président Uribe au sujet de la médiation de Chavez, il me semble qu'Uribe ne soit pas réellement intéressé par une solution négociée et qu'il croit encore (même après 40 ans) qu'il peut vaincre ses opposants et gagner « la guerre ». C'est certainement dans son intérêt et celui de ses alliés des USA mais est-ce dans l'intérêt supérieur de son pays? Sûrement pas.

Espérons que l'intervention de tierce parties va aider la Colombie à se sortir de l'impasse de la violence.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com