Raids israéliens contre le Djihad islamique à Gaza

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AFP
Édition du mercredi 19 décembre 2007

Mots clés : funérailles, Gaza, Djihad, Israël (pays)

George W. Bush se rendra en Israël et dans les territoire palsestiniens en janvier

Gaza -- Plus de 10 000 Palestiniens ont crié «vengeance» lors des funérailles hier du chef militaire du groupe radical Djihad islamique, tué dans des raids israéliens à Gaza où douze autres combattants ont péri.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné «l'assassinat» du dirigeant militaire du Djihad islamique pour la bande de Gaza, Majed al-Harazine, mais a aussi dénoncé les tirs «futiles» de roquettes lancées en majorité par ce mouvement contre le sud d'Israël.

«Il y a une guerre en cours dans le sud [d'Israël] et elle ne cessera pas de sitôt», a de son côté dit le premier ministre israélien, Éhoud Olmert, cité par la Chaîne-10 privée israélienne. Il faisait allusion aux tirs de roquettes palestiniens, qui ont tué 12 Israéliens depuis 2000, et aux ripostes d'Israël.

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a lancé ces dernières 24 heures quatre raids aériens contre des véhicules transportant des combattants du Djihad islamique et une position de l'autre puissant mouvement palestinien Hamas.

«La riposte viendra bientôt et sera tel un tremblement de terre», ont crié les participants aux funérailles de Harazine, 38 ans, en tirant en l'air.

Ils ont également appelé M. Abbas à cesser les négociations de paix avec Israël, relancées officiellement à la conférence d'Annapolis aux États-Unis le 27 novembre.

«Nous affirmons que l'assassinat [de Harazine] va déclencher une vague d'opérations martyres», a menacé le mouvement radical dans un communiqué.

Majed al-Harazine a été tué lundi par un missile qui a visé son véhicule à Gaza. Un de ses adjoints est mort avec lui. Huit autres combattants du Djihad islamique ont péri dans deux autres raids aériens hier à Gaza et à Beit Lahya, tandis qu'un neuvième a été tué à Jénine, en Cisjordanie, par une unité spéciale israélienne. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin après son coup de force contre le Fatah de M. Abbas, a aussi été la cible des opérations israéliennes: deux de ses hommes ont été tués dans un raid à Rafah.

«Majed al-Harazine est un citoyen palestinien et nous condamnons son assassinat, mais nous condamnons aussi les tirs de roquettes depuis Gaza, qui sont des actes futiles qui doivent cesser», a dit M. Abbas à Paris, où il a participé la veille à une réunion des donateurs, qui ont promis une aide de 7,4 milliards de dollars sur trois ans aux Palestiniens.

Selon la radio militaire israélienne, le Djihad islamique a pu être infiltré par le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, ce qui expliquerait ces opérations ciblées et le nombre élevé d'éliminations en quelques heures. Le prédécesseur de Harazine, Khaled al-Dahdouh, a été tué en 2006 par l'explosion d'un véhicule alors qu'il marchait à Gaza. Le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnaï, s'est félicité «des succès remportés» par l'armée et affirmé que «l'essentiel» n'était pas le nombre d'activistes tués mais leur «importance dans la hiérarchie de l'organisation».

Un voyage et une conférence

Le président américain George W. Bush se rendra pour la première fois en janvier à Jérusalem et en Cisjordanie pour favoriser la conclusion d'un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens dans les derniers mois de son mandat.

M. Bush se rendra aussi au Koweït, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte entre le 8 et le 16 janvier, a annoncé la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.

Au cours de ce voyage, M. Bush compte «aider» Israéliens et Palestiniens à résoudre un conflit vieux de 60 ans, «encourager la réconciliation entre Israéliens et Arabes», affirmer «l'engagement durable» des États-Unis à veiller à la sécurité de ses alliés dans le Golfe, contrer l'influence de l'Iran, et parler de l'Irak, de terrorisme et d'économie, a-t-elle dit.

Mais ce périple confirmera surtout l'implication personnelle de M. Bush dans le nouvel effort de paix engagé sous ses auspices par Israéliens et Palestiniens fin novembre à la conférence d'Annapolis.

M. Bush effectuera son premier voyage en Israël et dans les Territoires depuis qu'il est devenu président en 2001. Ce sera aussi la première visite d'un président américain en exercice en Israël depuis celle de Bill Clinton en 1998.

Enfin, la Grande-Bretagne et les États-Unis organiseront «en mars ou avril» à Bethléem, en Cisjordanie, une conférence internationale de suivi pour les investisseurs dans les territoires palestiniens, a annoncé hier le premier ministre britannique Gordon Brown.


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