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Quant aux limites quantifiables
Il convient habituellement de restreindre le développement de ce qui est trop hasardeux (hazardous? en anglais) sur le plan énergétique. Prenons, pour M. Lusignan, l'exemple de cette nouvelle technologie, celle des ports méthaniers. La question d'objectifs quantifiables est-elle celle qui doit prédominer sur les recherches scientifiques? Le rapport reçu en août (ou juin?) par la commission chargée d'observer le dossier m'avait semblé la plus sensible à ce sujet.
La dialectique nous invite cependant à voir, en plus d'éventuels impacts locaux sur le bien-être des habitants, le côté durable de cette technologie. On pourrait d'abord évaluer l'efficacité énergétique du carburant (car c'est un carburant) en mesurant le pro-rata des coûts de transformation, de l'obtention de matière première (je suppose que c'est du poisson, le genre qu'on utilise en engrais, d'où le nom "port méthanier") jusqu'au produit fini, probablement en bombonnes de méthane. Ensuite, le nombre de joules obtensibles par litre dudit produit, comparés à d'autres carburants obsolètes comme le charbon ou la bûche, qui peuvent servir de référence malgré que les écarts doivent être assez larges.
Évidemment, pour ce qui est de la durée de vie prévue d'une telle "percée", il faut comparer selon l'usage qui en serait faite... va-t-on construire des véhicules au méthane? Quel inventeur se penchera sur un tel moteur? Ou est-ce simplement pour convertir en électricité?
À une micro-échelle, les normes quantifiables ont donc un avantage (n'en déplaise au commentaire sur les "communisses [sic]"), qui est celui d'aider, (comme depuis toujours) à ne pas se faire avoir. Exemple: si un rouleau de pâte à papier coûte x dollars, et que là-dessus 10% du coût est en électricité, quels seraient les avantages pour le fabricant à reconvertir une partie de son usine si les frais encourus épongeraient à peine une réduction, disons, de 0,5%? Et s'il y a augmentaton des coûts, quel en est l'intérêt? Notez bien que mes observations ici sont basées sur une approche idéologique, et qu'elles ne s'appuient aucunement sur la valeur scientifique, car je n'en ai pas sous les yeux.
À une plus vaste échelle, on comprend aussi, en ce qui a trait aux émissions, et eût respect avec certaines recherches glanées cet automne (voyons le Monde Diplomatique, spécial environnement, qui sous des aspects de dithyrambe cache de solides avancées dans l'écologie traditionnelle: paraît-il que le climat s'est effectivement réchauffé de 2 à 3 Celcius dans le nord de l'Alberta, par rapport à 1973, ce qui laisse perplexe), on comprend que les efforts des scientifiques pour mesurer les objectifs de développement en accord avec le maintien d'impacts minimaux sur le climat aient difficilement pu faire l'objet d'un meilleur consensus!
Reste donc à voyager pour voir... bonne vacances!
