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La nature ne négocie pas

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Pierre-Alain Cotnoir (pac@cam.org)
Envoyé Le mardi 18 décembre 2007 08:00



Le rapport du GIEC est le produit d'un consensus (lisez les quelques deux cents représentants gouvernementaux doivent l'entériner), tout comme toute entente négociée de Kyoto à Copenhague doit l'être.

Avec comme conséquence, prenons un exemple, que sur la base d'études scientifiques prévoyant la fonte estivale de la banquise arctique pour 2040, le rapport du GIEC parle de sa disparition pour d'ici la fin du siècle... alors que les plus récentes études sur le sujet l'annonce pour 2013!

Les humains se font les chamnpions non pas de réductions de la charge de GES dans l'atmosphère, mais de la réduction des objectifs de réduction. Déjà le protocole de Kyoto qu'on est en voie de sanctifier était largement insuffisant (il aurait fallu 10 «Kyotos» pour que ce protocole ait un impact réel), et en plus ses objectifs ne seront pas atteints.

Comme tous ces beaux engagements ne sont pas contraignants pour personne (si vous vous demandez pourquoi les USA ont fini par fléchir à Bali, pensez qu'il n'ont rien ratifié, leur Congrès ne s'étant pas prononcé), seule la réalité deviendra contraignante car on ne négocie pas avec la nature, on s'y adapte ou on disparaît!

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