L'agglomération de Longueuil adopte enfin son budget
Mots clés : Longueuil, Budget, Municipalité, Québec (province)
Dans une atmosphère d’enterrement, les élus de la Rive-Sud ont adopté, hier après-midi, le budget d’agglomération de Longueuil en l’absence du maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier. Il s’agissait de la deuxième tentative pour faire adopter le budget de 255,8 millions de dollars rejeté jeudi dernier par les élus de trois des quatre villes défusionnées de l’agglomération.
En hausse de 3 %, le budget 2008 de 255,8 millions de dollars représente une augmentation moyenne des taxes de 1,23 % pour les citoyens des villes liées. En vertu de l’application de la Loi 6, adoptée par l’Assemblée nationale plus tôt cette année, la fiscalité d’agglomération a été remplacée par des quotes-parts qui feront en sorte que les contribuables des cinq villes de la Rive-Sud ne recevront qu’un seul compte de taxes, celui de leur municipalité, pour l’ensemble des services locaux et d’agglomération.
Le calcul des quotes-parts, basé sur le potentiel fiscal des villes, constitue l’un des principaux irritants de ce budget, estiment les élus des villes dissidentes qui considèrent notamment que cette méthode pénalise les municipalités qui voudraient encourager le développement commercial et industriel sur leur territoire. Les maires de Sainte-Bruno-de-Montarville, de Saint-Lambert et de Brossard entendent d’ailleurs expliquer ce matin aux médias les raisons qui les ont amenés à rejeter leur budget préparé par l’administration de Claude Gladu.
Fait à noter, le maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier, est minoritaire au conseil de sa ville. Bien que la majorité des élus de Brossard lui aient demandé, la semaine dernière, de voter en faveur du budget de l’agglomération, il ne l’a pas fait, utilisant son droit de veto.
La Loi 6 prévoit par ailleurs qu’à partir du 1er janvier 2008, toutes les résolutions soumises au conseil d’agglomération pourront être adoptées grâce à la majorité des deux tiers des voix, ce qui devrait réduire les risques d’impasse, mais cette nouvelle règle réduira du même coup le poids des villes dissidentes.
Soulagement
Jeudi dernier, le maire Gladu avait déploré qu’après avoir boycotté pendant un an les séances du conseil d’agglomération, les élus des villes dissidentes aient fait acte de présence à la séance du conseil pour rejeter tous les éléments de l’ordre du jour, forçant la tenue d’une seconde réunion. À l’issue de la séance d’hier, M. Gladu s’est dit soulagé que cet épisode soit terminé: «C’est fait. Je suis très heureux. Je crois qu’en 2008, ça devrait mieux aller avec les nouvelles règles de la Loi 6. J’espère que les maires, ou leurs représentants, vont assister aux séances et qu’on pourra travailler ensemble une fois pour toutes.» Mais lorsqu’on lui demande s’il croit vraiment que ces maires vont collaborer davantage, il répond tout de même par la négative.
La mairesse de Boucherville a pour sa part salué «l’ouverture d’esprit» de l’administration Gladu dans son désir d’engager des négociations avec les villes liées dans le cadre de la préparation du budget.
L’administration du maire Gladu présentera aujourd’hui le budget de la Ville de Longueuil pour les services locaux.
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Plus que c'est compliqué, plus que c'est mieux ! signé : Gouvernement Charest - par Gilles Bousquet
Le mardi 18 décembre 2007 07:00

