Médias - 2007: l'année la plus meurtrière pour les journalistes
Mots clés : journalistes, Décès, Média, Suisse (pays)
Genève -- L'année 2007 a été la plus meurtrière jamais recensée pour les médias: au moins 110 journalistes ont été tués dans 27 pays depuis le 1er janvier, contre 96 en 2006, a annoncé hier l'organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC), basée à Genève.
Les deux tiers des journalistes sont morts dans des zones de conflit (Irak, Somalie, Sri Lanka, Afghanistan, RDC), selon l'étude de la PEC, qui milite pour une convention internationale spécifique pour la protection des journalistes dans les zones de conflit.
Pour la cinquième année consécutive, l'Irak a été le pays le plus dangereux, avec 50 journalistes tués, et un total d'au moins 250 journalistes morts depuis l'intervention anglo-américaine en mars 2003. «Jamais un conflit n'avait provoqué une telle hécatombe dans les rangs des médias», a déploré le secrétaire général de la PEC, Blaise Lempen.
Au deuxième rang, la Somalie a connu une brutale détérioration des conditions de sécurité, avec huit journalistes assassinés cette année, contre un seul l'an dernier. Le Sri Lanka vient au troisième rang, avec sept victimes de la guerre civile.
La situation s'est dégradée au Pakistan, où cinq journalistes ont été tués. La violence a fait quatre victimes dans les rangs de la presse en Afghanistan comme aux Philippines. Sur cette liste noire, suivent Haïti avec trois morts, à égalité avec la Colombie et le Mexique. Viennent ensuite le Népal (deux), la République démocratique du Congo (RDC, deux), l'Érythrée (deux), l'Inde (deux) et le Guatemala (deux).
Une victime a été recensée au Honduras, en Ouzbékistan, au Salvador, en Birmanie, aux États-Unis, au Paraguay, à Gaza, au Zimbabwe, en Russie, au Pérou, au Brésil, au Ghana et en Turquie.
La PEC, qui regroupe 35 associations et syndicats d'une centaine de pays, a annoncé le lancement d'une consultation mondiale sur un avant-projet de convention internationale sur la protection des journalistes dans les zones de conflit et de violences.

