Frises du Parthénon: le nouveau musée «ne change rien»

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AFP
Édition du mardi 18 décembre 2007

Mots clés : frises, British Museum, Parthénon, Art, Culture, Grande-Bretagne (pays), Grèce (pays)

Londres -- Le British Museum a réitéré hier son refus de rétrocéder à la Grèce les frises du Parthénon, en dépit des déclarations d'Athènes selon lesquelles l'achèvement en cours du nouveau musée de l'Acropole faisait que les «conditions étaient mûres» pour un tel retour.

«Le musée de l'Acropole, même s'il s'agit d'une grande réussite, ne change rien à la position du British Museum», a indiqué à l'AFP Hannah Boulton, une porte-parole du musée londonien.

«Pour nous, la question n'a jamais porté sur la manière d'exposer les sculptures à Athènes, mais il s'est toujours agi de l'argument idéologique selon lequel le British Museum expose toutes les cultures du monde et que les sculptures du Parthénon sont une partie très importante de la collection», a-t-elle ajouté.

Le premier ministre, Costas Caramanlis, a estimé hier que le nouveau musée de l'Acropole «élimine le dernier argument de ceux qui refusent de satisfaire la demande» d'Athènes. Certains opposants au rapatriement avaient souligné le manque de musées capables d'accueillir les frises. «Les conditions sont dorénavant mûres», a estimé le premier ministre.

Le nouveau musée de l'Acropole, où le déménagement des collections sera achevé en janvier, comprend une salle spécifique pour les marbres du Parthénon.

La construction du musée est «l'argument le plus fort en faveur de la réunification des frises», a déclaré Eleni Cubitt, secrétaire générale de la Commission britannique pour la restitution des frises du Parthénon. L'organisation indépendante, basée à Londres, a été créée par un architecte anglais en 1982 à la suite du lancement de la campagne par la chanteuse et femme politique grecque Melina Mercouri.

L'installation des frises dans le nouveau musée permettrait de «rétablir l'unité» des marbres de l'Acropole, souligne Mme Cubitt. «C'est comme si on avait la Joconde à Paris et le sourire à l'étranger», a-t-elle déclaré.


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