Si le «débat a été bien fait», pourquoi tant de discussions qui perdurent, même au sein des parlementaires ? C'est peut-être parce que le débat a porté principalement sur les aspects politiques et administratifs et non sur les aspects proprement éducatifs. Rappelons à cet égard qu'hormis la proposition d'enseignement culturel portée par le Grouper de travail sur la place de la religion à l'école et non retenue par la Loi 118 en 2000, aucune version de programme ne fut l'objet de discussion publique avant l'approbation en juillet 2007. Il ne s'agit pas simplement d'invoquer les «craintes» bien «naturelles» face à un «changement de culture» pour faire valoir les grandes valeurs «d'ouverture et de tolérance» du nouveau programme, il faut scruter la teneur exacte de ce guide normatif et vérifier s'il peut remplir ses promesses. Se demander aussi pourquoi, selon le sondage Léger Marketing présenté à l'émission «Il va y avoir du sport» du 19 octobre dernier, la moitié de la population rejette ce nouveau programme. Il est révélateur que Pauline Marois ait avoué en assemblée nationale qu'elle partageait les appréhensions de Mario Dumont : sa demande de traiter du contenu du programme en commission parlementaire me semble très pertinente dans le contexte actuel...