Technologie - Les réseaux sociaux apprêtés à toutes les sauces

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Bruno Guglielminetti
Édition du lundi 17 décembre 2007

Mots clés : applications, Facebook, réseau social, Informatique, Internet, Canada (Pays)

La page personnelle du créateur de Facebook, Mark Zuckerberg.

Photo: Agence France-Presse

Le moins que l'on puisse dire ces jours-ci, c'est que les réseaux sociaux ont le vent dans les voiles. La semaine dernière, vous avez probablement lu le texte de ma collègue Frédérique Doyon qui nous apprenait qu'un Canadien sur quatre aurait sa page personnelle sur Facebook. Au même moment, le réseau de professionnels LinkedIn annonçait l'ouverture de sa plateforme aux développeurs externes pour qu'ils puissent faire des applications comme on en retrouve dans Facebook, idem pour le réseau Bebo qui annonçait la signature d'accords avec une quarantaine de partenaires pour offrir de nouvelles applications comme celles disponibles sur Facebook.

Et puis, toujours la semaine dernière, on apprenait l'arrivée d'un nouveau joueur dans l'industrie des réseaux sociaux, Penthouse. Le propriétaire des réseaux sociaux AdultFriendFinder.com, Alt.com, Cams.com et BigChurch.com vient d'être acheté pour 500 millions de dollars. L'éditeur Penthouse Media Group fait l'acquisition de l'opérateur Various pour ainsi profiter de la manne des réseaux sociaux. Et dans cette transaction, il réussit à mettre la main sur une bonne vingtaine de ceux-ci. Des réseaux nichés, pas toujours de bon goût, mais qui ont le mérite de plaire à un certain type de clientèle.

L'icône de l'industrie

MySpace a fait connaître le potentiel de ce type de services en ligne depuis quelques années, particulièrement auprès d'une clientèle plus jeune. On peut cependant affirmer que c'est véritablement le service Facebook qui passera à l'histoire comme étant l'icône de son industrie. Comme son fondateur Mark Zuckerberg âgé de 23 ans, l'entreprise est jeune, mais ça ne l'empêche pas de réagir vite devant les fautes, les erreurs de parcours et, surtout, d'être sensible aux commentaires de ses utilisateurs.

Récemment, Mark Zuckerberg s'est sorti sans trop perdre de plumes d'un épisode qui aurait pu difficilement passer ailleurs. L'épisode «Beacon» a connu son dénouement avec ses excuses auprès des utilisateurs du service pour avoir mis en place une fonction qui permettait de suivre les transactions d'un utilisateur de Facebook sur les sites de marchands partenaires et d'en faire part à ses «amis» Facebook, au même moment. Une pétition est née pour se plaindre de cette dernière fonctionnalité imposée aux utilisateurs. Depuis, l'entreprise a corrigé l'approche de la fonction «Beacon» et, dorénavant, le service est en option.

Mark Zuckerberg l'a lui-même dit dans le blogue officiel de son entreprise: «Nous avons fait beaucoup d'erreurs en développant cette fonctionnalité, mais, nous en avons fait encore plus dans notre manière de l'appliquer. Nous avons simplement fait un sale boulot avec ce lancement et je m'en excuse.» Il ajoutait: «Je ne suis pas fier de la manière dont nous avons géré la situation et je sais que nous pouvons mieux faire.»

Une ouverture

Devant l'offensive OpenSocial de Google, qui n'a pas vu la vague des réseaux sociaux venir à l'horizon et qui depuis essaie de faire des alliances avec les concurrents de Facebook pour retrouver une place dans ce paysage, Facebook s'est montré bon joueur en annonçant une ouverture.

Au moyen d'un blogue produit à l'intention de sa communauté de développeurs, Facebook annonce maintenant à ses partenaires et à la concurrence qu'il permet aux autres réseaux sociaux d'utiliser sa plateforme comme modèle et, par la bande, ses milliers d'applications qui expliquent en partie le succès de Facebook.

D'autre part, il n'y a pas que les développeurs et les annonceurs qui apprennent à se servir du potentiel de Facebook, les politiciens aussi. Aux États-Unis, Barack Obama a fait appel à Chris Hughes de Facebook pour gérer sa campagne en ligne, dont une partie est justement sur Facebook. Hillary Clinton n'a pas tardé à répliquer, et c'est maintenant la course aux supporters dans Facebook. Aux dernières nouvelles, Clinton frôlait les 57 000 supporters et Obama, loin en avant, 174 000.

Même le monde diplomatique est de la partie. Après Youtube.com et Metacafe.com, le consulat new-yorkais d'Israël lançait dernièrement sa page Facebook pour être plus facilement en contact avec la communauté qu'il dessert. Le WordPress Forum Israel indiquait en novembre dernier que plus de 100 000 Israéliens utilisent quotidiennement Facebook pour communiquer entre eux.

Et c'est sans parler du groupe «Je lis Le Devoir» créé dans Facebook par la lectrice Martine Côté de Québec avec une description sans équivoque: «Fais ce que dois: Je lis Le Devoir et je ne suis pas snob!». Un groupe de presque deux cents lecteurs d'ici et d'ailleurs dans le monde qui viennent souligner leur appréciation du quotidien. Et je termine sur une bonne note, sachez que les francophones de la planète ont été entendus. À compter du printemps, Facebook mettra en ligne une version française de son interface. La nouvelle a été confirmée par Dan Rose, le directeur du développement de Facebook.

bguglielminetti@ledevoir.com

Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno) et peut-être un de vos amis Facebook.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com