Vos réactions

Plat populaire n'égale pas plat national

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Denise Turcotte
Envoyé Le samedi 22 décembre 2007 07:00



Bonjour monsieur Deglise,

Je suis déçue que vous n'ayez pas consulté Michel Lambert dans votre enquête pour désigner le plat national des québécois. En effet, monsieur Lambert, qui est aussi cuisinier, s'est lancé depuis quelques années dans une recherche colossale pour faire l'histoire de la cuisine familiale au Québec. Les deux premiers tomes de cette oeuvre (qui en comptera cinq) ont été publiés aux Éditions GID en 2006 et 2007.

En entrevue à la radio de Radio-Canada, monsieur Lambert explique que le pâté chinois est un plat anglais, apporté ici par les écossais et qu'on retrouve dans tous les pays anglo-saxons, sous différentes formes. Il soupçonne que votre équipe d'expert a confondu "plat national" et "plat populaire" et pose LA question qui aurait du le disqualifier: qui prépare du pâté chinois pour recevoir sa visite un jour de fête ? Il souligne aussi qu'un plat national devrait être lié au territoire en intégrant des ingrédients qui lui sont propres et se décliner en variantes régionales.

On peut entendre l'entrevue à l'adresse suivante javascript:window.open('http://www.radio-canada.ca/util/zapmedia/version10/detecte.asp?lien=/Medianet/2007/CBJ/0007028D_20071219_171754.asx.

Bien sûr, le pâté chinois est sympathique et réconfortant, c'est l'ami de tous, mais désolée, il n'a pas la stature ni l'étoffe d'un plat national. Le malaise identitaire des québécois va-t-il donc jusque dans leur assiette ?

Joyeuses Fêtes !

Denise Turcotte

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com