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La bonne cuisine familiale

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Marie Lauzier
Envoyé Le dimanche 16 décembre 2007 12:00



Plats nationaux ou pas, peu importe.

Déguster un bouilli composé de légumes fraîchement récoltés et d'une viande braisée à feu si doux qu'elle se coupe à la fourchette, voilà un moment de pur bonheur familial. Parce que le bouilli, ça se mange ensemble, autour de la table.

L'odeur de la tarte aux pommes qui se répand dans les pièces de la maison est un prélude à ce même bonheur. Les pets de soeurs en sont le côté folichon.

Les yeux de l'enfant devant le pâté chinois tiède et sa croûte dorée est une preuve de félicité. Il retournera à l'école le ventre et le coeur apaisés. Il y a de l'amour dans un pâté chinois maison. Pas seulement du steak, blé d'inde, patates.

La coupe aux fraises fraîches de l'île d'Orléans arrosées d'une larme de sirop d'érable ou le renversé aux bleuets du Lac St-Jean sont un repos pour les guerriers du XXIe siècle.

Plats nationaux ou pas, je vibre quand j'ai la main à la pâte, le tablier et le visage saupoudrés de farine.

Colonisée cette cuisine ? Le bonheur qu'elle me procure m'aveugle.




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