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Test politique pour la ministre Saint-Pierre
La ministre Christine Saint-Pierre aura une belle occasion de jauger son poids politique réel dans ce dossier de la Biblio St-Sulpice. Tout d'abord à cause du prix dérisoire de l'actuelle "vente de feu" et ensuite, parce que l'espoir de rendre encore plus vivant notre patrimoine architectural a de solides assises à cet endroit.
Le moins rapace requin de la spéculation immobilière doit déjà flairer l'effet-domino de cette transaction effectuée en-dessous de la juste valeur marchande. Une simple rétrocession au propriétaire antérieur aurait peut-être été plus avantageuse, mais il est semble-t-il trop tard.
Bref, si la démarche auprès de la ministre Saint-Pierre s'avère vaine; peut-être le Vérificateur-général du Québec serait-il un meilleur chien de garde des intérêts du payeur de taxes ? A-t-on transigé ou bradé ?
Le projet d'une librairie dans un tel édifice est-il simplement viable sur une base commerciale ? Une quelconque étude de rentabilité mercantile ferait surtout ressortir l'attrait d'une librairie... licenciée. Ou de n'importe quel commerce licencié... ou incendié.
Les auditions publiques sur le choix de l'emplacement de la BANQ ont justement eu lieu à biblio St-Sulpice. Le projet de relier ce site à la BANQ via la ruelle Borduas y était alors déjà esquissé.
Lise Bissonnette a réussi le tour de force de construire la BANQ en respectant le budget. Son équipe pourrait se remobiliser avec la même efficacité.
Mais pour l'instant présent, il urge que la ministre Saint-Pierre utilise à bon escient les pouvoirs conférés à son ministère depuis des décennies. Pour empêcher l'irréparable. La rue St-Denis est un phare pour toutes nos régions et au-delà de nos frontières.
Au pis-aller si la bisbille s'installe, la ministre aura au moins la satisfaction du devoir accompli. Et c'est pour ça qu'elle est allée en politique. Voilà pourquoi je suis confiant.
Les panneaux de verre volants de la Grande Bibliothèque font souvent la manchette. Mais on oublie surtout la principale "erreur" de la BANQ: la sous-estimation de l'achalandage populaire.
Voilà donc, Mme Saint-Pierre, un beau problème pour terminer l'année en beauté.
