Édifice Saint-Sulpice: vente de feu?
Mots clés : UQAM, transaction, Édifice Saint-Sulpice, Université, Québec (province), Montréal
La transaction en cours pour soulager l'UQAM du poids immobilier de l'édifice Saint-Sulpice prend des airs de «vente de feu».
Les quelque quatre millions de dollars offerts pour la bâtisse style beaux-arts, soit près du double de ce qu'avait déboursé l'UQAM pour acheter le bâtiment de la Société immobilière du Québec en 2005, semblent avoir suffi aux gouverneurs et administrateurs pour entériner la transaction. Au ministère de la Culture, donc, qui peut utiliser son droit de premier acheteur, de juger si la vente est acceptable, compte tenu de l'histoire de l'édifice, conçu par l'architecte Eugène Payette en 1914 pour y installer la collection des sulpiciens, berceau de l'actuelle Bibliothèque nationale du Québec (BnQ).
Les apparences restent sauves puisque l'UQAM, qui promettait de préserver le caractère patrimonial et la fonction culturelle de l'ancienne bibliothèque des sulpiciens, assure que le groupe d'acheteurs en cause planifie d'y ouvrir une librairie.
Promoteurs immobiliers
Selon les informations obtenues par Le Devoir, il s'agirait plutôt de promoteurs immobiliers qui comptent revendre l'édifice patrimonial à une librairie pour n'exploiter que le terrain vacant situé à l'arrière.
La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a indiqué qu'elle annoncerait la semaine prochaine si elle aura recours ou non à son droit de préemption.
La vente de Saint-Sulpice à des intérêts privés inquiète le milieu du livre, qui a longtemps tenu ses lancements, colloques et conférences dans la majestueuse enceinte.
C'est la deuxième fois en quelques années que l'ancienne bibliothèque se retrouve sur le marché immobilier. Lorsque la BnQ (devenue depuis BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec) a libéré l'édifice pour emménager dans ses nouveaux quartiers, rue Berri, la Société immobilière du Québec l'a mis en vente. Des projets de Maison du patrimoine et d'Institut du livre ont été soumis. Mais c'est finalement l'UQAM, alors en pleine expansion, qui en a fait l'acquisition en 2005, en promettant, au grand bonheur du milieu, d'y accueillir des artistes en résidence, des colloques et des conférences.
Sa remise en vente l'été dernier s'inscrit dans le plan de redressement financier de l'université en déroute.
Vos réactions
Test politique pour la ministre Saint-Pierre - par l poisson
Le dimanche 16 décembre 2007 02:00
Audition privée à la CBCQ le 17 décembre 2007 à 13:30hres - par Nicole Duchemin (nduchemin@videotron.ca)
Le samedi 15 décembre 2007 12:00

