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Bâtons dans les roues, écran sur les yeux

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Artur Wozniak (rara_avis_interris@hotmail.com)
Envoyé Le lundi 14 janvier 2008 00:00



Voilà 46 M$ qui sont retenus, et 2,3 M$ apparaîtront en intérêts si la situation ne se redresse pas... de quoi garder le cycle constant. Sans parler qu'il s'agit de 2,3 M$ qui sont "perdus", ils retournent à une banque alors qu'au départ c'est la formation d'étudiants qui devait en bénéficier. C'est littéralement un acte masochiste de la part du gouvernement.

Beaucoup d'énergie est déployée en pourparlers et diverses plaintes de toutes parts. Chacun se persuade lui-même du fondement absolu de ses propos... tandis que les dettes s'accumulent et la facture des étudiants est sans cesse croissante.

D'un côté nous avons le gouvernement qui fait belle image en subventions et campagnes anti-décrochage, et de l'autre main il ôte l'appât qui a servi pour attirer le jeune esprit; "Qu'il se débrouille. Que l'étudiant assume son choix." Et voilà, il n'en faut pas plus pour foutre la pagaille et déconcentrer les gens.

Les directs concernés ce sont les étudiants. Les répercussions quant à elles touchent la société entière. Tous ces gens qui prennent conscience de l'injustice, qui se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond, manifestent leur désaccord. Des lettres sont écrites, on va même jusqu'à faire des rassemblements pour être entendu. Et pourtant on IGNORE leurs demandes, le gouvernement va même jusqu'à mettre des bâtons dans leurs roues. Voici donc maintenant l'image et l'exemple que le Québec veut donner maintenant ? « Donnez votre opinion, mais de toutes façons on continue à faire nos affaires. »

Où tout cela s'en va-t-il ? Qui est le plus à craindre, le mené ou celui qui mène ?

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