Vos réactions

En effet, que le principal bénéficiaire paie

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gabriel Rompré
Envoyé Le vendredi 14 décembre 2007 14:00



Le commentaire de madame Ledoux contient des clichés qui faussent sa conclusion. Elle soutient entre autre que les futurs professionnels sont des fardeaux pour le finances publique. C'est penser à courte-vue.

Les diplomés universitaires gagnent en moyenne 38 900$, soit 11 400$ de plus qu'un diplomé du collégial (source: fondation des bourses du millénaire). Plus il y a de gens sur les bancs d'école plus la société y gagne, non seulement en capital social, moral et culturel, mais aussi en frais d'impôts. Les diplomés universitaires rembourses rapidement ce qu'ils ont coutés à l'État juste en travaillant et en payant leur juste dû.

Mais l'argumentaire économique ne devrait pas compter parmis nos arguments les plus puissants. Nous devons conserver les frais de scolarité les plus bas possible pour une simple question de justice sociale. Il est essentiel pour garder une société saine d'avoir des mécanismes permettant de briser le cycle de la pauvreté. L'accessibilité aux études post-secondaire est sans doute l'outil le plus puissant pour réaliser cet objectif.

Il faut aussi en finir avec le mythe de l'étranglement des services publiques. Reportons la gratuité scolaire totale en chiffre: l'IRIS l'évalue entre 400 000M et 500 000M. Bien sûr, c'est un chiffre imposant. Il n'a cependant absoluement rien à voir avec les réductions d'impôt monstrueuse de 1MM$ du gouvernement sur le dos du déséquilibre fisqual. Même la population, pourtant assez sensible aux arguementaires populistes ces derniers temps était contre les baisses d'impôts. Ajoutons que les 2% de taxe à la consommation réduites par le fédéral aurrait pu être rapatrié au provincial sans même que la population ne s'en aperçoive. Si le sous-financement de l'éducation frappe, ce n'est pas les étudiants qui en sont les principales victimes, mais bien la société dans sa totalité.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com