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J'espère que cette commission ne nous ramènera pas en arrière
À cette époque, l'Église Catholique et l'Union Nationale dirigeaient le Québec. Les femmes étaient considérées alors comme des mineures qui passaient, par le mariage, de l'autorité de leurs pères à celle de leurs maris. Elles étaient réputées inférieures à l'homme au même plan que les imbéciles et les mineurs.
J'étais encore très jeune à la mort de ma grand-mère maternelle, et c'est affreux à dire, mais je n'ai aucun souvenir d'avoir partagé un repas assis à la même table qu'elle. Je me souviens par contre, lors des repas de famille qui avaient lieu chez mes grand parents, de cette femme vêtue d'une longue robe aux couleurs ternes qui attendait, appuyée sur le comptoir de la cuisine, que tout le monde soit bien assis avant de nous servir, en commençant toujours par mon grand-père. Elle mangeait la dernière, debout, appuyée sur le comptoir.
Mon grand-père n'était pas un monstre, il était un catholique pratiquant, conscient de la place qu'occupait les hommes et les femmes en ce monde.
Mon grand-père croyait au bienfait de l'instruction, il à fait instruire ses filles. Ma mère, l'ainée de la famille, est allée à l'école jusqu'en 7e année, mon père, lui, n'avait qu'une 3e année. Il lisait lentement et écrivait avec difficulté. Ma mère s'occupait donc du budget et de la correspondance du ménage, mon père se contentait de signer les lettres qu'elle avait écrites, pourtant cette femme pour la plus grande partie de sa vie n'a pas eu le droit d'acheter une maison ou une automobile encore moins d'aller travailler sans l'autorisation de son mari.
L'été, lorsqu'il faisait trop chaud, j'allais au bain publique avec mon père, qui aimait plongé et nagé, par contre ma soeur n'y allait presque jamais, car ma mère était trop occupée ou peut être n'aimait-elle pas se baigner ce qui revenait au même pour ma soeur, car l'Église refusait que les garçons et les filles se baignent ensembles.
Ma famille est déménagé à Joliette en 1949 ou 1950, un diocèse ou l'évêque avait beaucoup d'influence, je me rappelle d'un incident où, ma soeur qui avait une dizaine d'année à l'époque, c'était fait intercepter par la police et retourner à la maison parce qu'elle marchait sur le trottoir en culottes courtes. C'était indécent. Les danses modernes nous étaient aussi interdites en public
Les Québécois en ont eu assez de cette façon de vivre et ils se sont révoltés tranquillement. Ils ont donc commencé à abolir les inégalités entre les hommes et les femmes, et du même coup ont tenté de laïciser le Québec.
L'Église Catholique a refusé d'évoluer. Elle a plutôt choisi de combattre bec et ongles ce mouvement populaire. Ils nous reste encore bien du chemin à faire.
Aujourd'hui des dirigeants d'autres religions tentent de nous ramener en arrière, ils se servent des chartes des droits de la personne Québécoise et Canadienne pour contester nos valeurs. Il est inacceptable que, au nom de Dieu, nous recommencions à traiter les femmes de cette manière et que nous imposions au habitants du Québec toutes ces contraintes religieuses dont nous nous sommes débarrassés.
Personnellement je n'ai jamais compris pourquoi les religions s'entêtent à traiter les femmes de cette manière. D'ailleurs, je refuse de leurs accorder le moindre accommodement, raisonnable ou pas, qui leurs permettrait de continuer à entretenir cette injustice.
Nos dirigeants politiques, n'ont jamais pensé que les chartes des droits de la personne serviraient un jour à bafouer le désir bien légitime d'égalité sociale de la plupart des Québécois et Québécoises.
Nous accueillons et nous allons continuer à accueillir au Québec des émigrants de partout dans le monde, nous leurs demandons, puisqu'ils ont choisi de venir vivre avec nous, de respectez nos coutumes et notre langue.
Chacun est libre de pratiquer sa religion, mais ne doit en aucun cas l'imposer aux autres, ce que certains juges ne semblent pas vouloir comprendre, comme le juge Allan Hilton de la cour suprême du Québec qui à introduit une nouvelle forme de zonage en ordonnant que la ville d'Outremont cède ça voie publique, au Juifs Hassidin pour les besoin de l'érouv. Imaginez vous le tollé, si Hérouxville c'était adresser à la cour pour être reconnue ville catholique? Ce n'est pas dans l'intérêt de la démocratie de tolérer que les lois civiles continuent d'être grugées par les actions du tout religieux
Pour que la liberté de religion et la liberté de conscience puissent prospérer, l'espace public où ces libertés s'exercent de même que les institutions publiques qui en ont la garde se doivent d'être laïc.
Je demeure convaincu que la très grande majorité d'émigrants accepte de s'intégrer à la société québécoise. Malheureusement il semble y avoir une minorité, chez ces nouveaux arrivant, qui refuse nos valeurs et se sert de Dieu pour nous ramener en arrière
