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Bel effort, mais insuffisant et pas convaincant!

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Etienne Merven (emerven@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 14 décembre 2007 07:00



Visiblement, Mulroney a suivi à la lettre son conseiller en image-communication. Arrivée au Comité avec toute sa famille habillée en noir pour nous montrer qu'elle est soudée et peut-être même victime... Ou alors, voulait-il nous montrer qu'il n'a pas failli à la tâche et qu'il a réussi à faire quelque chose de ces pauvres petits « qui avaient besoin de conserver le même niveau de vie », d'après Lavoie. Pour ma part, je trouve dégueulasse que Mulroney mêle sa femme et ses enfants à ce cirque, quoiqu'ils aient profité de la tentative de fraude de leur mari et père, et qu'il fasse appel à eux pour tenter de sauver sa peau et de nous faire croire qu'il est blanc comme neige.
Bref, son témoignage a épaissi le mystère plus que n'importe quoi... On nage en eau trouble, de plus en plus trouble, devrais-je dire. Les montants changent, voilà-t-il pas que Mulroney a remisé l'argent dans un coffre pendant plusieurs années. Nous assistons à une bataille de menteurs, c'est à celui qui mentira avec le plus de conviction...
Et le plus attristant dedans, comme tout le monde s'en doute, Mulroney s'en sortira indemne avec seulement une remontrance, car les faits se sont produits il y a 15 à 20 ans et il est quasiment impossible de retrouver des preuves probantes de l'époque. Il conservera son boulot bien rémunéré, sa maison cossue, etc., car dans sa gang, on se serre les coudes. Et sa vie continuera. Sa réputation sera à peine ternie. Seul bémol, Lavoie, son fidèle porte-parole depuis des années, l'a lâché. Évidemment, quand le porte-parole ne chante pas la même chanson que son patron, ça la fout mal! Ils auraient dû accorder leur violon avant le spectacle!
Encore une « affaire » où le fraudeur s'en tirera à bon compte. D'aucuns diront que je vais vite en affaire en utilisant le mot fraudeur, mais les faits sont là : un ancien premier ministre qui se fait payer, pas une fois, mais à trois reprises, en cash, dont une fois à New York, pour un travail soi-disant effectué (pour qui, le fabricant de pâtes ou Thyssen?), et qui ne déclare ces revenus que plusieurs années plus tard, lorsque l'affaire s'ébruite. Il n'y a pas de fumée sans feu.
De toute façon, je m'insurge pratiquement inutilement. Le système de justice du Canada est fait par les puissants pour les puissants. Comme je le disais hier, un de mes oncles me disait toujours que « la loi est faite par des voleurs pour des voleurs ». Et avec les affaires Lacroix et Mulroney, force est de constater que mon oncle n'avait pas totalement tort! Il y en a eu d'autres et il y en aura d'autres...


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