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Une lutte à poursuivre...
D'autant plus que le discours masculiniste fait des adeptes et que j'ai appris, récemment, qu'une université offrait un cours sur la «condition masculine»! Non mais... Quelle condition masculine? Je rageais. Qu'on ne me serve pas ces fadaises voulant que les femmes soient de plus en plus dominatrices, qu'elles représentent une majorité dans les universités et autres débilités du genre.
S'il y a plus de femmes dans les universités qui réussissent, c'est que les garçons ont eu, pendant trop longtemps, le beau jeu et n'ont maintenant qu'à investir autant d'efforts que les femmes. Quant aux femmes qui revendiquent, au lieu de se cabrer, les hommes devraient peut-être les écouter et leur accorder le même respect qu'à leurs comparses du même sexe. Ou encore dire «non, je n'accepte pas cette situation» au lieu de se plaindre comme une bande de pleurnicheurs sans échine.
Non. Malgré les apparences, je ne crois pas à la supériorité d'un sexe sur l'autre. En revanche, je crois au mérite. Les femmes méritent l'égalité car elles en ont été privées pendant si longtemps et elles ont travaillé avec acharnement pour la reconnaissance de leurs droits. Les femmes méritent d'être plus nombreuses dans les universités car elles étudient mieux que les garçons et obtiennent de meilleurs résultats. Les femmes méritent l'égalité au sein du couple parce que les hommes, eux, les ont tenues trop longtemps soumises, les ont manipulées, voire conditionnées, à croire que sans eux elles ne valaient rien.
Bref, les femmes méritent l'émancipation totale, et ce, pour atteindre un équilibre qui nous permettra enfin de jouir de plein potentiel que peut offrir une relation, peu importe le genre, de liberté et d'entraide entre les hommes et les femmes.
