Circonscription de Bourget - Maka Kotto est officiellement candidat du PQ

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Kathleen Lévesque
Édition du vendredi 14 décembre 2007

Mots clés : PQ, Bourget, Maka Kotto, Parti politique, Montréal, Québec (province)

Pauline Marois a présenté Maka Kotto avec bonne humeur hier.

Photo: Annik MH De Carufel

Pressé de reprendre l'initiative sur tous les plans, le Parti québécois a officialisé hier soir la candidature de Maka Kotto comme candidat dans la circonscription de Bourget après en avoir fait autant dimanche dernier avec Nicole Léger dans Pointe-aux-Trembles.

Quelque 200 militants étaient venus appuyer celui qui était jusque-là député pour le Bloc québécois. Des députés tant du Bloc que du PQ étaient présents dans la salle. La députée démissionnaire, Diane Lemieux, était absente, elle qui n'a pas caché sa frustration d'avoir été mise de côté avec l'arrivée de Pauline Marois.

Beau joueur, Maka Kotto a souligné à quel point Diane Lemieux et, avant elle, Camille Laurin, avaient marqué Bourget. Mais il a d'abord déridé la salle sur un ton qui se voulait désinvolte. Soulignant qu'il était né à douze mille kilomètres du Québec, il a voulu s'assurer de «la lucidité» de son auditoire qui venait de le choisir. «Cela a été dit mais je voudrais insister sur la chose... Je suis noir. À ma décharge, c'est naturel. Le noir, c'est la somme de toutes les couleurs», a-t-il lancé.

Pour la chef Pauline Marois, il ne fait pas de doute que les origines de Maka Kotto ne sont pas un obstacle pour être élu. «Les Québécois sont accueillants, ouverts. Et les gens de Bourget ne font pas exception. [...] Je suis persuadée que les gens de Bourget sont prêts à choisir Maka Kotto, blanc, noir ou jaune», a expliqué Mme Marois aux journalistes.

C'est ce matin que la chef péquiste présentera la position de sa formation politique sur les accommodements raisonnables devant la commission Bouchard-Taylor. Pauline Marois dit constater que cette commission fut «un exercice périlleux». «On a connu certains dérapages qui sont toujours condamnables», a constaté Mme Marois. «Peut-être aurait-on dû rester sur la question des accommodements raisonnables. On a débordé largement», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, la chef péquiste s'est dit satisfaite de la prestation de son équipe à l'Assemblée nationale au cours de la session d'automne qui s'achève. Selon elle, le Parti québécois se révèle être la véritable opposition officielle malgré sa troisième position. Mme Marois pointe ainsi son adversaire de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui n'a pas assumé, dit-elle, la responsabilité de son rôle. «Mario Dumont n'a jamais rien à proposer. Il ne dit rien pour ne pas déplaire à son ami Stephen Harper», a dénoncé Mme Marois.

Quant au projet de loi sur l'identité qu'elle souhaiterait voir débattu en Chambre, Pauline Marois a expliqué à ses partisans qu'il n'était pas question d'imposer quoi que ce soit ou d'exclure qui que ce soit. C'est plutôt l'occasion d'«attiser la fierté des Québécois» notamment sur la langue qui est «la pierre angulaire de la culture». Pauline Marois s'est d'ailleurs dit inquiète de constater que le français avait pris une tangente vers le bas.


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Le ton révélateur de Claude Archambault - par Yves Côté
Le samedi 15 décembre 2007 04:00

@ Claude Archambault - par Gilles Bousquet
Le vendredi 14 décembre 2007 14:00

Maka Kotto - par Claude Archambault (archbroca@videotron.ca)
Le vendredi 14 décembre 2007 12:00

Mettons de la couleur! - par claire dufour (clairedufour5@sympatico.ca)
Le vendredi 14 décembre 2007 09:00

Politique colorée - par Gilles Bousquet
Le vendredi 14 décembre 2007 08:00

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