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Faire passer une acquisition pour une fusion

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Gilles Bousquet
Envoyé Le mardi 11 décembre 2007 07:00



Tout est dans le petit bout de phrase plus haut : «le projet d'acquisition de la Bourse de Montréal par la Bourse de Toronto a reçu hier un accueil prudent dans les cercles du pouvoir». Il est aussi écrit dans cet article : «L'AMF tiendra des audiences sur le projet de fusion Toronto-Montréal» Est-ce une fusion ou un achat ?

Le directeur de Montréal peut bien patiner sur l'avantage de l'affaire mais "acheter n'est pas fusionner". Ce n'est pas Montréal qui achète Toronto mais Toronto qui achète Montréal "le siège social va être à Toronto".

La raison qui nous est donnée : Plus gros c'est mieux. Si c'est là l'affaire, que Toronto vende à New-York "ça ferait encore plus gros" mais ils ne le feront pas, "sont pas fous eux", sont nationalistes, eux. Tant qu'à y être, pourquoi pas une bourse mondiale ? Rien de trop gros, rien de trop beau.

Voici que notre M. Bernard Landry qui avait permis la première vente d'une partie de notre Bourse, se réjouit aussi de cette vente à Toronto tandis que Caisse de dépôt s'en inquiète. "On n'a plus les nationalistes/souverainistes qu'on avait".

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