Mots clés : Front d'action populaire en réaménagement urbain, Front commun des personnes assistées sociales, Pauvreté, Québec (province)
Le Front commun des personnes assistées sociales et le Front d'action populaire en réaménagement urbain ont dénoncé en choeur hier la décision du gouvernement libéral d'offrir pour une quatrième année consécutive une «demi-indexation» de leurs prestations d'aide sociale à 204 261 ménages qui, selon Québec, ne présentent pas de contraintes sévères à l'emploi.
Ils précisent qu'à partir du 1 janvier 2008, la prestation de base de ces ménages n'atteindra qu'un «ridicule» montant de 551,29 $, soit à peine 3,4 % de plus qu'en janvier 2004, «ce qui est évidemment très inférieur à la hausse du coût de la vie». À titre d'exemple, au cours de la même période, les loyers moyens ont augmenté d'environ 10 % dans les grandes centres urbains de la province. La porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, Nicole Jetté, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots hier pour qualifier la décision annoncée vendredi en début de soirée, par le ministre de la Solidarité sociale, Sam Hamad: «Encore une fois, le ministre fait le choix de l'appauvrissement garanti à la place de la justice. Encore une fois, il choisit la charité et la guignolée au détriment de véritables politiques visant à éliminer la pauvreté.»