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Cendres...
Je trouve si indécent les professionnels des médias même s'ils sont sincères de nous parler ainsi. Comme si, mine de rien, ils étaient heureux, voire contents, de devenir les héros du stylo plutôt que de la gâchette d'un fusil. On disait bien mitrailler avec une caméra, non? Au cours de la guerre libanaise/Israélienne, je n'ai jamais eu besoin de ce « grands » reporters qui « s'habituent » pour savoir ce qui s'y passait parce que nous avions la chance de voir des blogues de jeunes adolescents des deux pays qui se parlaient avec peur, effroi mais aussi espoir de ce que faisaient leurs parents dans leur pratique de la haine. Nous ne sommes plus dans l'univers des vrais et grands reporters de la grande époque Indochinoise, Viêt-Nam, 1939-1945 etc. Désormais, le vent de la planète avec son odeur pestilentielle mortelle passe par le web non seulement dans les journaux où on « s'habitue ».
Les « grands » reporter devraient méditer sur que qu'écrivit le poète 'Abdallâh bin 'Anama al-Dabî face à la ruine, celle dont on ne peut s'habituer, celle de la véritable déréliction :
« Quand je vis la demeure désertée, je n'en eus
Pour réponse que l'exil et les cendres.
Ne restent que traces des demeures,
Comme si L'ENCRE AVAIT FAIT RETOUR À L'ENCRIER. »
Il devient urgent d'envisager une manière de lutter contre la dépossession de l'être même de l'homme pour ne jamais « s'habituer » à l'insoutenable.
