Atlantis est clouée au sol jusqu'en janvier
Mots clés : astronomie, Atlantis, NASA, Science, États-Unis (pays)
Le lancement de la navette est encore repoussé en raison d'un problème de jauge de réservoir

Photo: Agence Reuters
La prochaine date possible de lancement serait le 2 janvier. Un report qui s'explique en raison d'angles défavorables avec le soleil et de questions informatiques.
Après un premier échec jeudi, un nouveau lancement était prévu hier à 15h21 heure locale de la base de Cap Canaveral en Floride. Le remplissage du réservoir avait débuté depuis une heure quand l'annulation a été annoncée en raison de la défaillance d'une des quatre jauges.
Jeudi, lors de la précédente tentative avortée, trois des quatre jauges de l'énorme réservoir externe de la navette n'avaient pas fonctionné correctement, obligeant la NASA à reporter le lancement à hier. Les raisons de cette précédente défaillance ne sont toujours pas connues.
Après ce premier échec, les responsables de la NASA avaient prévenu samedi que les quatre jauges devaient toutes fonctionner normalement pour permettre le décollage.
«D'une certaine façon, [ce nouveau contretemps] pourrait être une bonne chose», a déclaré hier George Diller, porte-parole de la NASA, en expliquant que cela «pourrait très bien nous aider à aller au fond de ce problème».
Le directeur chargé de superviser le lancement, Doug Lyons, a expliqué que la défaillance de jeudi et celle d'hier étaient similaires, à l'exception du nombre de jauges concernées.
Les anomalies persistantes de ces jauges, qui ont perturbé les décollages depuis deux ans et provoqué les deux reports de jeudi et dimanche, ont fait craindre pour la sécurité de la navette.
Ces jauges sont essentielles pour s'assurer que les trois principaux moteurs de la navette ne s'éteignent pas trop tard pendant le décollage. Si les moteurs continuaient à fonctionner alors que les réservoirs étaient vides, ils pourraient prendre feu ou exploser.
La navette Atlantis doit emporter vers la Station spatiale internationale (ISS) le laboratoire européen Columbus, résultat de vingt-cinq ans de travaux. Deux spationautes de l'ESA, le Français Léopold Eyharts et l'Allemand Hans Schlegel, voyageront à son bord.
Le module de sept mètres, qui a coûté environ deux milliards de dollars, constitue l'apport européen le plus important à l'ISS, affirme l'Agence spatiale européenne (ESA). Hans Schlegel aidera à l'installer et à le raccorder à l'ISS au cours de deux des trois sorties dans l'espace prévues, tandis que Léopold Eyharts prendra une part importante à sa mise en service. Le spationaute français ne devrait pas revenir sur Terre avant le mois de février.
Columbus sera utilisé pour des expériences de recherche pluridisciplinaires, notamment en biologie, physiologie, science des matériaux ou en mécanique des fluides, explique l'ESA. L'ESA poursuivra sa contribution à l'ISS en envoyant au début de l'an prochain le «véhicule de transfert automatique» Jules Verne, qui approvisionnera la station en aliments, en oxygène et en eau.

