Réduction des gaz à effet de serre - McGuinty réclame des cibles fixes pour le Canada
Mots clés : Dalton McGuinty, protocole de Kyoto, gaz à effet de serre, Manifestation et émeute, Changements climatiques, Canada (Pays)
Toronto -- Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a ajouté sa voix à celles des Canadiens qui ont manifesté durant le week-end pour demander au Canada de respecter les obligations prises dans le cadre du protocole de Kyoto en terme de réduction des gaz à effet de serre (GES).
Dans sa lettre, envoyée pour que sa réception coïncide avec l'arrivée au sommet de Bali, en Indonésie, du ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, M. McGuinty reproche au Canada le fait qu'il insiste pour que les pays en voie de développement tels que la Chine et l'Inde respectent les mêmes normes de réduction des GES que les nations industrialisées.
«[La conférence] donne au Canada, tout comme aux autres pays industrialisés, l'occasion de démontrer son leadership sur la scène mondiale en adoptant de réductions profondes et absolues de ses émissions», a-t-il écrit
«Je vous demande de mettre au point un programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre [...] qui s'attaque efficacement aux racines de cette menace pour notre environnement», a ajouté M. McGuinty.
À Bali, hier, M. Baird a rejeté du revers de la main la possibilité de signer une entente sur les changements climatiques sans les États-Unis, affirmant que cela nuirait à l'économie canadienne sans renverser la tendance en ce qui a trait aux GES. Les Américains ont clairement fait savoir qu'ils n'accepteraient pas de se soumettre à des objectifs de réduction des GES obligatoires, et M. Baird a indiqué que le Canada espérait atteindre une entente d'ici deux ans, mais seulement si les cibles prévues par celle-ci s'appliquent à tous les pollueurs importants.
Le ministre de l'Environnement a par ailleurs dit croire que le projet de M. McGuinty de fermer des centrales au charbon en Ontario pour importer plus d'énergie du Michigan ne réduira pas les émissions de GES, mais entraînera des pertes d'emplois pour la province.

