Les marchés de Noël: tradition ou folklore local?
Mots clés : marchés de Noël, Alimentation, Montréal, Autriche (Pays)

Presque en même temps et plus près de chez nous, à Joliette, on vient de terminer l'installation des grandes guirlandes qui illumineront le sapin central. Les commerçants qui connaîtront leur premier Noël ne savent pas encore à quoi s'attendre de ce marché rassembleur où on retrouvera des commerces alimentaires, des artisans et diverses attractions pour adoucir les rudesses de l'hiver précoce.
Comme ce fut le cas pour les marchés en région pendant l'été, on se rend actuellement compte que les marchés ruraux peuvent avoir leur utilité à longueur d'année. Mais attention: la barre est haute, et il est facile de tomber dans la quétainerie d'un marché aux puces avec une façade de père Noël!
Val-David, Longueuil, Rouyn-Noranda, Joliette et plusieurs autres villes et villages semblent donc adopter cette nouvelle mode pour braver l'hiver et profiter de la manne des Fêtes.
Les origines du marché de Noël
Les premières traces de marchés de Noël semblent remonter au XIVe siècle, en Allemagne ou en Alsace, alors qu'on les appelait marchés de la Saint-Nicolas. Depuis les années 1990, de nombreuses villes ont relancé les marchés de Noël. Tant en Europe que chez nous, il semble que ceux-ci n'aient jamais connu autant de succès qu'à l'heure actuelle. Seulement voilà: il faut faire la distinction entre les véritables marchés de Noël et leurs imitations. Ces dernières devraient presque s'appeler «ventes de garage de Noël» puisqu'on y trouve de tout... sauf des amis!
Le vin chaud à la cannelle, le pain d'épices, les saucisses viennoises et les sucreries pour les enfants en constituent les denrées incontournables. Inspirés par l'exercice, artisans et petits producteurs proposent tant des produits régionaux que des produits en provenance de partout.
Quant à lui, le vrai marché traditionnel, tel qu'on peut le découvrir en Alsace, en Suisse et en Autriche, a lieu à l'extérieur. C'est de cette manière qu'on a su apprivoiser l'hiver et faire de ces marchés une tradition qui attire les foules.
Les marchés de Noël alsacien, qui font partie des excursions hivernales prisées des touristes, vont encore plus loin. De petites baraques de bois abondamment décorées de lumières multicolores, des sapins enguirlandés et des chants de Noël traditionnels égaient jour et nuit des paysages féeriques saupoudrés de neige.
Chez nous, la chose a été simplifiée, et il arrive que les marchés de Noël aient lieu dans la salle paroissiale ou dans le gymnase de la municipalité.
En Europe, les marchés de Noël sont souvent l'occasion de découvrir des artisans uniques qui travaillent le verre, le bois, parfois le métal, voire le papier ou le plâtre, pour confectionner des boules, des crèches uniques ainsi que des sujets de bois et des santons qui ne prendront vie qu'à la saison des Fêtes. Et comment oublier les chapelets de boudin blanc, les marrons chauds qu'on fait griller, les volailles enrubannées, le chocolat chaud et la brioche de Noël garnie de fruits confits, de noix et de la fameuse crème au rhum?
Christine Bertrand est une passionnée. Elle s'intéresse ainsi aux vieux métiers, qu'elle et une foule de bénévoles et d'artisans convaincus tentent de faire revivre sur la Rive-Sud. Avec les Vieux-Métiers de Longueuil, elle nous a d'ailleurs permis de comprendre la construction d'un four à pain, la fabrication de savon à l'ancienne et de nombreux métiers qui reviennent au goût du jour. Par ailleurs, avec le Comité des fêtes du 350e de la ville de Longueuil, elle se lance aussi dans l'élaboration d'une réplique à la sauce québécoise des marchés de Noël tels qu'elle les a connus en Alsace.
Après un voyage en France et en Autriche l'année dernière, Mme Bertrand est revenue convaincue du bien-fondé d'innover avec un tel marché sur la rue Saint-Charles, au coeur du parc Saint-Marc, à Longueuil. Dans Lanaudière, on suit à peu près une démarche identique avec le marché de Noël de Joliette.
Comme dans les marchés de Provence, où on sert le nougat noir et la pompe à huile, qui font partie de la tradition des 13 desserts de Noël, nos merveilleux marchés offriront un jour la confection du meilleur gâteau aux fruits, de la meilleure tourtière ou du meilleur sucre à la crème, et les foules se déplaceront pour se les procurer. Les marchés de l'été sont revenus à demeure; maintenant, faisons place à ceux de l'hiver, les marchés de Noël.
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Marché de Longueuil
Du 7 au 23 décembre
Rue Saint-Charles
Longueuil
tél: 450 677-2125, www.vieuxmetiers.ca.
Autres marchés du temps des Fêtes
- Marché public du Vieux-Noranda, spécial «temps des Fêtes»
Le samedi 8 décembre 2007, de 9h à 17h, se déroulera une édition spéciale du marché public du Vieux-Noranda, dans le Petit Théâtre du Vieux-Noranda, 112, 7e Rue, à Rouyn-Noranda. Pour cette occasion, la plupart des producteurs présents au marché des samedis d'été ainsi que quelques autres vous offriront divers produits transformés pour la saison des Fêtes.
- Marché de Val-David
Depuis plusieurs années dans les Laurentides, Diane Séguin fait revivre non seulement les marchés d'été mais aussi et surtout les marchés de Noël. Artisans de la région, dégustations et produits fins, le tout bien au chaud, harmonisé dans l'ambiance des Fêtes. Renseignements: www.dianeseguin.com.
- Marchés de Noël dans la région de Brome-Missisquoi
Ces marchés de la région de Brome-Missisquoi vous permettent de magasiner de boutique en boutique à travers les villes, villages et vignobles. Renseignements: www.laroutedesvins.ca.
- Marché de Noël à Joliette
Du 23 novembre au 23 décembre, sur la place publique du centre-ville, une trentaine de commerçants offriront des spécialités régionales, du vin chaud, de la musique et des chants de Noël ainsi que des produits issus de l'artisanat. Renseignements: tél: 450 887-2105.
Philippe Mollé est conseiller en alimentation. On peut l'entendre tous les samedis matin à l'émission de Joël Le Bigot, Samedi et rien d'autre, à la Première Chaîne de Radio-Canada.
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La recette de la semaine - Poulet au vinaigre
Pour quatre personnes
- 1 poulet entier ou morceaux
de cuisses et de poitrine
- 3 échalotes hachées
- 45 ml d'huile d'olive
- 2 gousses d'ail hachées
- 125 ml de purée de tomate
- 250 ml de fond de volaille
- 10 feuilles d'estragon
- 30 ml de moutarde de Dijon
- 90 ml de bon vinaigre de vin rouge (facultatif)
- 90 ml de crème à cuisson à 35 %
- Sel et poivre au goût
- 45 ml de beurre
Dans un faitout épais, faites revenir les morceaux de poulet dans l'huile d'olive avec les échalotes pour les colorer, puis déglacez avec le vinaigre. Ajoutez la purée de tomate et l'estragon, puis le bouillon, la moutarde et l'ail. Assaisonnez et faites cuire le tout à feu doux. Retirez les morceaux lorsqu'ils sont cuits et disposez-les dans un plat allant au four. Faites réduire la sauce avec la crème jusqu'à ce qu'elle nappe le dos d'une cuillère. Finissez en montant la sauce au beurre. Versez la sauce sur le poulet et réchauffez au four cinq minutes avant de servir.
Truc: à la toute fin, ajoutez 30 ml de très bon vinaigre.
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Biblioscopie
Le Curry
Ou une histoire gastronomique de l'Inde
Lizzie Collingham
Éditions Noir sur Blanc
327 pages, 2007
Voici un livre passionnant qui raconte l'histoire de cette épice aux multiples facettes qui tire son nom de l'anglais. Une aventure épicée et parfumée de saveurs, d'anecdotes enrichissantes et surtout du cheminement incroyable des mélanges qui ont forgé la culture alimentaire de l'Inde.
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