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La démocratie, cette utopie bien-aimée.

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Eric Allard
Envoyé Le vendredi 07 décembre 2007 12:00



On l'a déjà entendu, on mérite les dirigeants que l'on se donne. Il faut alors se demander : notre cynisme vient-il en réaction face à nos dirigeants, ou la piètre qualité de nos dirigeants vient-elle de notre désengagement face à la démocratie?

Il est intéressant de constater que le désintéressement de la population face à la politique croit au fur et à mesure de l'éclatement des scandales, et de leur sur-médiatisation. Le grand revers de ce désintéressement, c'est la plus grande marge de manoeuvre accordée à nos politiciens.

Il est facile, pour un parti politique élu par 39% des voix avec un taux de participation de 60%, de se dire que seulement 23% de la population va se sentir trahie si les engagements pris ne sont pas respectés.

Et dans un tel système, les Schreiber et compagnie ont la partie facile. Ils apportent non seulement des petites enveloppes brunes, mais surtout la reconnaissance de gens qui ont un intérêt envers notre système démocratique. Car il faut admettre que André Julien fait une bonne analyse : le politicien a laissé tomber sa sécurité d'emploi pour se lancer dans l'arène. Il est facile de lui promettre une vie après la politique.

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