C'est Gombrowicz qui bâtit son oeuvre sur les notions d'immaturité. L'enfant roi en soi et pour soi contre les autres. C'était brillant, drôle et férocement critique. Ici, c'est un adolescent qui ne comprend pas cette immaturité constitutive de ce que nous sommes et encore moins les enjeux politiques et culturels. Cela prouve avec de tel sujet que c'est le signe de la mort de l'art puisque c'est insignifiant comme thématique. Tout devient objet d'un discours et d'une pratique esthétiques depuis que le romantisme a accueilli le laid ou le monstrueux. Lorsque la réalité se donne à nu, en supprimant toute distance, la signification recherchée échoue dans l'indifférence de l'insignifiant. De l'excrément à la poubelle plus rien n'a plus de valeur puisque tout est interchangeable. Nous sommes passés subtilement d'une représentation du monde à l'expression d'un sujet privé de monde. Le cas de la fumette dans les toilettes des théâtres me fait penser à tout ceci. C'est comme si « le café du commerce » devenait un langage artistique à part entière et que les concierges ou les dames pipi, les auteurs. Cela justifie la remarque de Nietzsche à propos du nihilisme moderne : « L'homme préfère vouloir le néant que rien vouloir du tout ». Tout part à vau-l'eau et en fumée, c'est le cas de le dire.