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Grande prêtresse de l'analyse politique

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Jean-Pierre Audet (jean.pierre.audet@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 07 décembre 2007 09:00



Pour être franc, Madame Payette, votre premier vendredi au Devoir m'avait fortement déçu. Trop personnel et trop peu approfondi à mon goût. Mais celui-ci, oh la la ! On se délecte. Si le Karlheinz en question est un fin filou, vous représentez bien la détective chevronnée qui sait nous entraîner à sa suite dans les dédales tous plus surprenants les uns que les autres de cet esprit malicieux et dépravé pour qui les autres sont des pions qu'il s'amuse d'abord à allumer, pour ensuite les éteindre sans se priver au passage de les avoir fait bien trembler.

Mais je dois vous dire que si ce chenapan peut si bien jouer son petit jeu et en tirer un plaisir évident, c'est bien parce que la table est déjà mise pour le plaisir des dépravés de son acabit, et pas uniquement en politique. Partout maintenant qu'est-ce que l'on voit se développer et proliférer ? Du paraître, toujours du paraître. Ce qui se déploie à l'intérieur d'une être dans son tour de scène n'a plus la moindre importance aux yeux de ce qui semble maintenant une majorité de gens. Vous le dites bien au sujet des vedettes sportives. Qu'on nous donne un bon spectacle et nous serons ravis. Pire, chacun rêve maintenant encore enfant d'arriver un jour à se faire voir et à en tirer beaucoup d'argent. À tout prendre, je préfère encore le temps des «Yvette» à celui de la «fivette» où l'on croit pouvoir inventer à loisir l'objet de ses désirs.

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