Monsieur, votre article illustre à merveille l'usage que l'on peut faire de la manipulation pour mieux rejoindre non pas tant la vérité des choses, mais les intérêts que l'on sert. Je prends le premier exemple de votre article qui me saute aux yeux. Vous dites "Si les deux blocs de questions qui composaient le référendum soumis à l'examen des Vénézuéliens avaient été adoptés, Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu." Vous savez tout autant que moi que c'est faux, il n'aurait pas pu rester aussi longtemps président du pays qu'il aurait voulu. La vérité est qu'il aurait pu être candidat à la Présidence autant de fois qu'il aurait voulu, mais non Président. Seul le peuple a le pouvoir de nommer qui il veut et le nombre de fois qu'il veut, comme c'est le cas au Canada, en Angleterre et dans bon nombre d'autres pays. Je pourrais en dire autant des pouvoirs exceptionnels permettant de répondre à des situations de crise. Bush et bien d'autres présidents ou premiers ministres disposent de tels pouvoirs. Nous avons eu la crise des mesures de guerre, Bush avec son slogan de lutte contre le terrorisme se permet de mettre le feu à la planète et qu'en dit le journaliste que vous êtes? J'ose espérer que vous n'êtes pas partie prenante du plan Tenaza qui continue, en dépit d'un référendum gagnant, sa stratégie visant le renfersement de Chavez. Le titre de votre article et son contenu servent bien ces objectifs. Je vous invite à lire cet encyclique de Jean XXIII PACEM IN TERRIS et de mettre son contenu en perspective avec les politiques de Chavez. Pour vous faciliter la tâche je vous réfère à un article que je viens de publier sur mon site http://humanisme.blogspot.com Quelques autres articles pourront également intéresser le professionnel de l'information que vous êtes.