Des écologistes veulent faire de Montréal le pivot de la bataille
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Québec -- Montréal pourrait bien devenir la plaque tournante internationale de la lutte contre les changements climatiques, selon ce qu'a appris la Presse canadienne hier.
Avec à leur tête Équiterre et l'appui de Montréal international, des groupes écologiques québécois mènent présentement leur cabale pour que Montréal accueille cet organisme, dont le mandat serait à la fois de coordonner et d'accélérer la lutte internationale contre les changements climatiques.
Les groupes écologiques présents jusqu'à la semaine prochaine à Bali, en Indonésie, pour la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, en profitent pour promouvoir ce projet, qui est encore embryonnaire.
Une coalition sans frontière
Le but consiste à créer une vaste coalition de groupes et d'organismes prônant la réduction des gaz à effet de serre.
«Ce qu'on souhaite, c'est structurer encore plus les efforts de mobilisation à l'échelle internationale, mieux structurer nos actions», a expliqué dans un entretien téléphonique, depuis Bali, un porte-parole d'Équiterre, Jean-François Note.
Équiterre, qui souhaite voir le dossier aboutir rapidement, a obtenu récemment une subvention de Montréal international pour pousser le dossier.
Montréal international vise le rayonnement de la métropole dans le monde en cherchant à attirer chez nous des organismes internationaux. Déjà, neuf organisations internationales vouées à la défense de l'environnement ont abouti à Montréal.
Le projet piloté par Équiterre viendrait «conforter cette masse critique», a indiqué hier le porte-parole de Montréal international, Louis Arsenault, confirmant l'intérêt de la métropole pour ce type d'initiatives, sans vouloir commenter le projet comme tel.
Compte tenu du fait que l'importance de l'enjeu «ne fait plus de doute» partout sur la planète, «toute initiative sérieuse, valable» sera appréciée, a-t-il ajouté.
De son côté, Équiterre se montre optimiste et enthousiaste. «On a un certain leadership dans la création d'une organisation, d'une mobilisation, d'une sensibilisation, sur les changements climatiques», a commenté M. Nolet, en souhaitant voir Montréal projeter une image verte aux quatre coins de la planète.
«Montréal peut être une plaque tournante au chapitre environnemental. [...] Le Québec est un peu la Californie du Nord», selon lui.
Un des mandats du futur organisme -- qui n'a toujours pas de nom -- serait par exemple de trouver du financement pour mener à bien des campagnes de sensibilisation entreprises dans différents pays, explique M. Nolet.

